Québec solidaire: offrir une nouvelle option et bâtir pour l’avenir

POLITIQUE. Candidat de Québec solidaire dans Bellechasse, Raphaël Bédard de La Durantaye plonge à deux pieds dans la campagne électorale avec pour objectif d’offrir une option aux gens de la région et permettre à son parti de bâtir pour l’avenir. 

Le jeune homme de 23 ans, qui avait été candidat à la mairie de La Durantaye lors de l’élection municipale de novembre 2025, reconnaît que son parti est loin d’être le favori. Lors de la dernière élection provinciale en 2022, QS avait terminé 4e avec 6 % des voix et un candidat de l’extérieur, devançant le PLQ qui avait obtenu 5 % des suffrages seulement.

« Si je fais un peu plus que 6 % et que je termine devant les Libéraux, je serai content. Si on a réussi à planter des graines et que c’est plus facile de rejoindre les gens la prochaine fois, qu’on ait plus de bénévoles et qu’on réussisse à créer une association dans Bellechasse, je serai comblé », de dire le jeune politicien en mentionnant que son objectif est aussi de démontrer que QS a les régions à cœur, même si ses assises sont principalement à Montréal et à Québec.

« Le paradigme commence à changer, je le vois dans les entrevues que je donne. Les gens ne sont pas tous d’accord avec nos idées, mais c’est correct, c’est cela la démocratie. On veut offrir une autre option aux gens du territoire et on fait notre gros possible avec les moyens limités dont nous disposons », poursuit le principal intéressé.

Actuellement, Québec Solidaire ne dispose pas d’associations de comtés. « Nous avons créé un comité électoral pour l’ensemble de Chaudière-Appalaches, ce qui permettra d’avoir une force vive et de réunir les militants. Nous venons tous avec des enjeux différents d’une circonscription à l’autre, mais on mise sur les forces de tout le monde et on s’entraide. Le fait d’avoir des candidats locaux dans chaque comté va aider », poursuit-il.

Des enjeux distincts

Parmi les enjeux qu’il considère importants pour lui et Bellechasse, Raphaël Bédard cible l’éducation et les transports, l’accès à la nature pour tous, ainsi que la décentralisation des pouvoirs.

« L’éducation est la base de tout et on n’en parle pas assez à mon goût jusqu’ici dans la campagne. On a des municipalités qui craignent toujours de perdre leurs écoles respectives, car leurs population diminuent, surtout dans le sud du comté. Leur développement peut parfois être difficile, car les gens quittent », observe-t-il.

« Il faut valoriser le territoire dans son ensemble et voir comment on peut développer équitablement celui-ci, sachant que notre circonscription présente trois réalités différentes avec Pintendre, Bellechasse et Les Etchemins. Chaque secteur a ses défis, mais si les municipalités pouvaient disposer des moyens nécessaires pour se développer, ce serait bien », souligne-t-il en mentionnant que ce soutien doit provenir à la fois des MRC et des gouvernements.

Il dit préconiser la décentralisation des pouvoirs, ajoutant que cela doit se faire tout en créant des canaux de communication entre les différents secteurs d’activités ou entre les régions, afin de voir, selon lui, si ce qui se fait de bien ailleurs peut s’appliquer chez nous et vice-versa.

« Nous sommes contre les grosses structures, car plus elles sont grosses, plus l’information se perd sur le terrain », soutient-il en préconisant aussi une meilleure offre de transport en commun pour le futur, tout en étant conscient du défi que cela représente dans un grand territoire comme Bellechasse-Etchemins.

Avoir des solidaires en région

Raphaël Bédard et sa directrice de campagne Victoria Pineda, qui l’accompagnait lors de la rencontre avec le journal, soulignent qu’il est important d’avoir des candidats solidaires dans toutes les régions, que QS n’est pas seulement un parti de ville.

« Il faut écouter les gens et faire des propositions pour eux. Il y a plein de belles idées pour les régions sur la plateforme de QS, mais on ne les communique pas toujours bien. Comme nos élus sont plutôt en ville, on a peut-être moins de place pour les véhiculer », convient Raphaël Bédard en terminant.