Relations difficiles au Centre de services scolaire de la Côte-du-Sud

ÉDUCATION. Le ministère de l’Éducation a initié une enquête en décembre dernier sur la base d’éléments portés à son attention concernant des enjeux de climat qui affecteraient le Centre de services scolaire de la Côte-du-Sud (CSS).

Comme le rapportait le journal Le Soleil, il y a quelques jours, des directions d’école se plaindraient des relations avec la direction générale, ce qui a pour conséquence que la situation serait particulièrement tendue entre l’administration du Centre de services scolaire et les directeurs des quelque 46 écoles primaires et secondaires de son territoire.

Selon le quotidien, les tensions auraient mené à plusieurs départs, arrêts de travail et retraites anticipées de responsables d’établissements scolaires de la région. L’Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE) refuse maintenant de commenter, afin de respecter le processus en cours. Son président, André Bernier, avait toutefois confié au Soleil avoir été interpellé à plusieurs reprises pour des situations de relations de travail liées au CSS de la Côte-du-Sud depuis le début de son mandat.

C’est surtout l’importante quantité de plaintes et de dossiers non réglés au CSS de la Côte-du-Sud, qui a incité l’Association à se tourner vers le ministère de l’Éducation, a-t-il expliqué. « Ça n’arrive presque jamais, si on ne peut pas dire jamais. La plupart du temps, on est capable d’y arriver en parlant avec les centres de services », a-t-il résumé.

Le Centre de services scolaire a toutefois octroyé un mandat à la firme Beauvais-Truchon, spécialisée en relations du travail, pour le soutenir et l’accompagner au cours de l’enquête, lors d’une séance extraordinaire, le 12 février dernier. Autant le ministère que le Centre de services scolaire ont choisi de ne pas commenter la situation, le temps de l’enquête et pour ne pas nuire au processus en cours.

L’objectif de la démarche a pour but d’assurer que les employés bénéficient d’un climat de travail sain et exempt de harcèlement psychologique pour être conforme à la Loi sur les normes du travail et à sa Politique pour promouvoir la civilité, ainsi que prévenir et contrer la discrimination, le harcèlement et la violence au travail.