Saint-Luc: la fermeture de l’épicerie annoncée

COMMERCE. Le propriétaire de l’épicerie à Saint-Luc ayant annoncé la fermeture du commerce pour ce mercredi, la Municipalité annonce vouloir se mobiliser pour envisager un projet de repreneuriat collectif et la mise en place d’un service de navette.

Dans une publication sur les réseaux sociaux lundi matin, Le propriétaire du Relais Saint-Luc, Luc Lauzon, a annoncé que le commerce fermerait ce mercredi à 14 h, la clé du commerce étant devenue trop lourde, lui qui avait avancé une possible fermeture avant l’Action de grâce.

« Depuis des mois, nous payons le prix d’un tuyau brisé et d’un ruisseau qui ne nous appartiennent pas. L’eau a envahi notre terrain, frappé nos installations, vidé nos liquidités et mis notre projet à genoux… Aujourd’hui, il ne reste plus assez d’argent pour continuer.Tant que le Relais n’aura pas été dédommagé, ses portes resteront fermées », a-t-il écrit, ajoutant que si les premiers froids arrivaient avant qu’une solution soit trouvée, il devrait couper l’eau et hiverner le bâtiment.

À la Municipalité de Saint-Luc-de-Bellechasse, la mairesse de la localité, Dominique Charrière, se questionne sur la réelle responsabilité de la municipalité dans cette histoire, mais est consciente de l’obligation qu’elle a d’agir pour éviter que son territoire ne devienne un désert alimentaire. Elle ajoute ne pas avoir eu d’échange avec M. Lauzon au cours des derniers jours. «

« On n’a pas d’ingérence à avoir dans une entreprise privée. Ça a été fait il y a des années par du privé qui a canalisé un ruisseau. Ça ne figure pas sur les cadastres.Ce n’est pas à la municipalité de réparer les dégâts et tous les collatéraux. Lorsque quelqu’un fonctionne avec les réseaux sociaux et refuse de nous rencontrer, c’est plus difficile. On ne nous a jamais fait de demande précise, écrite, de quels dommages on parle. On n’a pas de chiffres et nous n’avons encore envoyé aucune facture, de notre côté. C’est curieux de voir qu’il va fermer et payer les employées. Il ferait mieux de les payer à travailler, plutôt que d’être fermé », résume-t-elle.

Service de navette et assemblée publique de consultation

Mme Charrière souhaite maintenant prendre le pouls de la population pour planifierune suite, si la situation actuelle devait perdurer. Une séance de consultation à cet effet doit avoir lieu ce jeudi. « On n’a commencé à regarder quels sont nos responsabilités et qu’est-ce qu’on peut faire. On verra ce que les citoyens vont nous recommander, s’ils veulent s’impliquer et avoir encore une épicerie ou un dépanneur dans le village. On cherchera les ouvertures avec les organismes communautaires également ». 

Aussi, la municipalité envisage la mise en place d’un service de transport prochainement pour permettre aux personnes sans moyens de déplacement d’aller faire leurs courses dans l’une des municipalités voisines, en attendant la concrétisation d’un futur projet ou la réouverture du commerce.