Sainte-Rose: remplacer le complexe municipal ou le rénover ?

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Par Serge Lamontagne
Sainte-Rose: remplacer le complexe municipal ou le rénover ?
Le complexe municipal de Sainte-Rose a besoin de rénovations majeures. Le conseil municipal songe également à la possibilité de le démolir et le remplacer par un bâtiment moderne, mieux adapté aux besoins futurs de la localité et ses citoyens. (Photo : La Voix du Sud - Steve Godbout)

MUNICIPAL. À l’aube des festivités du 125e anniversaire de la municipalité de Sainte-Rose qui seront lancées le 9 février prochain, l’avenir de l’actuel complexe municipal, situé sur la rue Carrier, fait l’objet d’importantes discussions au conseil municipal.

Le maire Jean Bernier a souligné que la municipalité avait reçu, au cours des deux dernières années, des rapports d’experts confirmant que l’édifice qui abritait autrefois une manufacture de couture n’était pas en bon état et que d’importants travaux de rénovation seront nécessaires.

« Celui-ci a été construit sur de bonnes bases, mais il y a eu plusieurs rallonges et celui-ci ne répond plus nécessairement aux besoins actuels de la municipalité et de ses organismes. Il y a des réparations à faire au niveau de la toiture et des fondations, entre autres. Le temps a malheureusement fait son œuvre », indique M. Bernier.

Plusieurs scénarios sont envisagés par le conseil, le premier étant la rénovation de l’édifice actuel, qui commanderait des déboursés de 587 000 $. « Quand on rénove du vieux, tu n’en viens jamais à bout complètement », affirme-t-il en ajoutant que si d’autres surprises devaient être découvertes, ces coûts pourraient augmenter sensiblement.

« Les coûts sont très importants et on sait qu’il y a du financement de disponible pour cela. Malheureusement, cela ne permettrait pas d’amener de réelles améliorations, d’ajout de facilités ou de bénéfices supplémentaires pour la municipalité », a-t-il ajouté.

Le deuxième scénario serait un transfert du bureau municipal et des activités se tenant au complexe municipal vers le bâtiment abritant les anciens bureaux de la Caisse des Etchemins, sur la rue Principale, où on retrouve actuellement un Gym et la salle J.-A. Nadeau.

« Plusieurs ajustements ont été considérés et évalués à cet endroit, mais encore une fois cette option est très limitative. Cela ne permettrait pas, là aussi, de réelles améliorations ou de véritables bénéfices pour la municipalité », poursuit le maire qui ajoute que le scénario qui serait préconisé par le conseil actuel, en fonction du financement et d’autres considérations, serait la démolition de l’actuel complexe municipal et son remplacement par un nouveau bâtiment.

« Selon moi, c’est le meilleur scénario possible, celui qui offrirait les meilleurs résultats au point de vue des services qui pourront être offerts aux citoyens », précise le maire qui convient toutefois que la question du financement est plus complexe qu’une simple rénovation.

Plusieurs étapes avant la construction

Si jamais le conseil devait aller dans cette voie, Jean Bernier a dit souhaiter que les travaux puissent, à tout le moins, s’amorcer avant la fin de l’actuel mandat. Au mieux, les compléter une partie de ceux-ci, ou l’entièreté, d’ici la fin de 2025. Celui-ci est inscrit au plan triennal d’immobilisation de la municipalité qui a été déposé lors de l’adoption du budget 2023, le 16 décembre dernier.

« On aurait un étage plein et un sous-sol, comme actuellement, où trouverait des locaux adaptés pour la municipalité, une salle pour le conseil et une salle multifonctionnelle un peu plus grande que l’actuelle salle J.A. Nadeau où l’on pourrait ternir des soirées à plus grand volume, sans oublier la bibliothèque municipale », précise le maire qui ajoute que le projet prévoit aussi des locaux pour les organismes au sous-sol, ainsi qu’un espace pour le Gym qui est actuellement dans les anciens locaux de la caisse populaire.

« On voudrait conserver l’entièreté des services actuels et idéalement en ajouter d’autres. On pourrait même avoir un espace pour abriter un commerce intelligent comme c’est le cas à Saint-Louis », poursuit-il en rappelant que le retour d’un service de proximité comme celui-ci est dans sa mire et celle du conseil.

« L’enjeu est de créer ou de trouver un OBNL et surtout des gens qui vont porter ce dossier et le mener à bon terme », soutient-il en mentionnant que si ce projet pourrait coûter entre 4 et 4,5 M$ dans son ensemble, il serait possible de le scinder en deux et de réduire la facture à 3,5 M$ pour un seul étage. Tous ces coûts comprendraient la démolition de l’actuel complexe municipal.

Recherche de financement

Jean Bernier souligne que depuis son élection à la mairie, il a épluché l’ensemble des programmes de financement, tant au fédéral qu’au provincial, afin de trouver des avenues de financement pour l’ensemble des projets de la municipalité, incluant celui-ci.

« Ce qui est le plus important, c’est de trouver le projet qui est le plus avantageux pour la municipalité et nos citoyens à long terme, sans hypothéquer la municipalité. On veut trouver le maximum de sources de financement et comme on n’a pas beaucoup de dettes, on pourrait emprunter à la fin pour ce qui manque. Ce n’est cependant pas notre objectif, car on vise à être plus près du coût zéro possible. Comme on sent un bel appui du bureau de la députée, cela devrait nous aider également. »

Autres priorités

L’avenir de l’église est un autre enjeu qui attend la municipalité et ses citoyens dans l’avenir et M. Bernier n’écarte pas la possibilité qu’un tel projet puisse se faire dans ce bâtiment, sans insister davantage cependant. La municipalité entend également investir beaucoup d’argent dans l’entretien des rangs, soutient le maire en mentionnant que de nombreux ponceaux sont à changer ou à réparer.

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