Stéphanie Lachance réclame d’Ottawa l’imposition d’une clause grand-père

IMMIGRATION. La députée de Bellechasse, Stéphanie Lachance, demande à la ministre fédérale de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Lena Metlege Diab, de mettre en place rapide rapidement une clause grand-père pour les travailleurs étrangers temporaires déjà à l’emploi dans les entreprises de la région.

Dans une lettre transmise à la ministre, la députée souligne qu’environ 2 000 travailleurs étrangers temporaires à bas salaire pourraient devoir quitter les entreprises du territoire dans les prochains mois en raison du resserrement des critères fédéraux pour le renouvellement des permis de travail.

Ces nouvelles exigences, limitant à 10 % la proportion de main-d’œuvre étrangère par entreprise combinée à un seuil salarial supérieur à 34,62 $ de l’heure, placent plusieurs employeurs dans une situation critique, particulièrement dans une région où le taux de chômage avoisine 3 %, écrit-elle dans un communiqué acheminé aux médias.

« Nos entreprises font déjà face à une rareté persistante de main-d’œuvre. Le départ massif de ces travailleurs provoque déjà une onde de choc dans notre économie régionale », souligne la députée en mentionnant que selon elle, les conséquences pourraient être importantes : baisse de production, pertes de contrats, ralentissement des investissements et, dans certains cas, délocalisations ou fermetures partielles d’entreprises.

Mme Lachance rappelle que ces travailleurs occupent des postes essentiels dans plusieurs secteurs clés et contribuent directement à la compétitivité des entreprises québécoises et canadiennes. « Ces femmes et ces hommes travaillent ici, s’intègrent dans nos communautés et soutiennent notre économie. Il est essentiel de permettre à ceux qui sont déjà en poste de poursuivre leur travail », ajoute-t-elle.

La députée demande donc au gouvernement fédéral d’agir rapidement afin de permettre aux travailleurs étrangers temporaires actuellement à l’emploi de renouveler leur permis selon les critères précédemment en vigueur, afin d’éviter des impacts économiques majeurs pour la région.