Transition et adaptation réussies à L’Oasis Saint-Damien

AÎNÉS. Après presque 40 ans dans ses locaux originaux attenants au Collège Saint-Damien, la résidence pour aînés L’Oasis Saint-Damien est dorénavant installée dans l’aile H de la maison-mère NDPS de Saint-Damien. 

L’appréhension et l’incertitude du déménagement, qui a eu lieu au début du mois de février, ont depuis fait place à une certaine satisfaction, autant chez les résidents qu’au sein du personnel, indique le directeur général Stéphane Roberge.

C’est le 4 et le 5 février que la trentaine de résidents de l’Oasis sont passés de leurs anciens locaux à leurs nouvelles installations, dans l’ancienne infirmerie des religieuses. Le déménagement des bureaux avait eu lieu quelques jours auparavant.

« Ce fut une grosse opération pour nous, car nous sommes passés d’un bâtiment de cinq à deux étages », souligne M. Roberge en mentionnant qu’un déménagement, en plein hiver, ajoutait un degré de difficultés pour tous.

Directeur général depuis octobre 2024, M. Roberge était auparavant infirmier auxiliaire pour le CISSS, faisant surtout du maintien à domicile dans Bellechasse. Son arrivée à la direction générale de L’Oasis s’est déroulée dans un contexte qui n’était pas de tout repos, avec un déménagement annoncé qui a été repoussé à quelques reprises.

« Cela a créé beaucoup d’attentes et d’anxiété chez certains de nos résidents qui espéraient que le bâtiment original de L’Oasis ne ferme pas. Il y avait beaucoup de nostalgie pour certains qui sont allés à l’école là et qui avaient beaucoup de souvenirs. Il y avait cependant beaucoup de rénovations à faire dans L’Oasis originale, avec des fenêtres à changer, de l’amiante un peu partout et bien d’autres. »

Actuellement, on retrouve 35 résidents à L’Oasis, sur possibilité de 42 places. Deux lits sont réservés par le CISSS pour du répit ou de la convalescence. « On a des cas plus lourds et c’est la dernière place pour eux avant le CHSLD. Plusieurs résidents avaient déjà quitté en disant que les chambres seraient trop petites pour eux, ce qui est vrai pour certains, car, dans l’ancien bâtiment de L’Oasis, certains logements (studios) occupaient la moitié d’une salle de classe. Ici, nos chambres mesurent 11,5 pieds par 12, ce qui demeure une bonne dimension pour le type de clientèle que nous avons. »

Soutien des religieuses

L’Oasis Saint-Damien fêtait officiellement ses 40 ans le 1er mai 2026. Comme au départ, la Congrégation des Sœurs NDPS continue de soutenir l’organisme dans ses activités en louant les espaces requis dans l’aile H et en apportant diverses améliorations à ses locaux, L’Oasis ayant décidé d’être locataire des lieux qui, jusqu’à l’an dernier, abritaient les résidents du Foyer de Saint-Raphaël lors des travaux de rénovation de ce bâtiment.

« Ils ont installé des cloches d’appel, fait des mises à niveau des fenêtres qui sont barrées à quatre pouces et autres. Les religieuses ont apporté diverses améliorations aux lieux actuels, comme l’installation de l’air climatisé dans les corridors, d’un nouveau système d’éclairage et de douches adaptées », indique-t-il en mentionnant qu’au quotidien, les religieuses sont également présentes en aidant au transport des résidents du 2e ou du 3e étage vers la salle à manger temporaire installée au rez-de-chaussée.

Outre la cafétéria, les bureaux de L’Oasis se retrouvent eux aussi de façon temporaire au rez-de-chaussée de l’aile H. Ces locaux seront éventuellement offerts à d’autres organismes, car les bureaux de L’Oasis seront relocalisés au 3e étage et qu’une nouvelle salle à manger et d’autres locaux communs, pour la tenue d’activités, seront aménagés au 2e étage, tout comme le futur poste de garde.

Satisfaction des résidents

Comme on le mentionnait précédemment, c’est dans la froideur de l’hiver, au début du mois de février, que s’est déroulé le déménagement des résidents et du personnel, opération qui devait initialement se faire en octobre.

« On a des résidents qui disent être mieux depuis qu’ils sont rendus ici. Nos gens sont satisfaits. L’ancien bâtiment était très grand, trop même. Sur certains étages, nous n’avions que deux, trois ou quatre résidents. Ils sont maintenant tous ensemble et se parlent davantage. Les appréhensions des familles sont tombées aussi, même s’il reste encore quelques ajustements à faire », indique Stéphane Roberge.

Lors de sa visite sur les lieux le 27 avril, le journal a pu s’entretenir avec deux résidentes qui ont confirmé les dire de M. Roberge, tout en admettant qu’elles avaient certaines appréhensions qui sont tombées dans les semaines suivant leur déménagement.

« J’avais une petite crainte à savoir si j’allais aimer cela ou pas ici, mais, comme je suis une grande marcheuse, je venais faire mon tour dans le coin tous les jours. Au départ, je trouvais cela un peu petit, mais une fois toutes mes choses importantes installées, je trouve que c’est bien correct », mentionne Judith Pouliot qui, auparavant, occupait l’un des condos de L’Oasis au Collège.

« Cela a été dur physiquement pour moi, mais ça s’est bien déroulé quand même. Même si c’est plus petit qu’avant, j’aime mieux cela ici maintenant. J’ai pu avoir une chambre plus à l’ombre, je l’ai décorée à mon goût et les services, comme la douche commune, sont accessibles. Les activités reprennent, alors je ne regrette rien. Il fallait juste s’adapter », de dire Diane Roy.