Une consultation citoyenne courue à Saint-Odilon
MUNICIPAL. Dans la foulée de l’acquisition de l’ancienne quincaillerie par la municipalité de Saint-Odilon-de-Cranbourne en fin d’année 2025, la municipalité mène une série de consultations publiques visant à identifier des projets à réaliser avec ce bâtiment.
Près de 90 personnes se sont déplacées, le samedi 28 mars en avant-midi au Centre communautaire, pour la première de deux consultations à cet effet. Au-delà de l’utilisation future du bâtiment, cette rencontre visait également à mieux connaître les besoins des gens, leurs habitudes de consommation et autres.
Un sondage, auquel 200 personnes avaient répondu, avait également mené, celui-ci portant sur ls besoins en logements.
« On souhaite développer l’ancienne quincaillerie et le terrain sur lequel elle est située, mais encore faut-il que ce soit avec un projet viable. On veut aussi, par ces consultations, apprendre à mieux connaître notre population, où elle va consommer, où les enfants restent, etc. On veut savoir ce que les gens souhaitent pour Saint-Odilon, mais aussi ce qu’ils font quand ils sortent dans les paroisses environnantes », indiquait la directrice générale, Dominique Giguère, lors de cette rencontre.
Soulignons que la municipalité a fait appel aux services d’ID Territoires, firme de Saint-Roch-des-Aulnaies spécialisée dans le développement territorial, pour l’aider dans ce processus. Présentations, discussions en ateliers et autres étaient au menu de cet avant-midi qui débouchera sur une deuxième rencontre, le 25 avril prochain.
« L’objectif de cette consultation citoyenne est d’apprendre à connaître les habitudes de vie des gens et de savoir où ils travaillent et consomment, ce qui permettra à la Municipalité de faire les bons choix, de prioriser des actions, que ce soit au niveau du logement, des commerces, du loisir et autres », indiquait pour sa part Manuella Daniel d’ID Territoire.
Ce n’est pas la première assemblée publique du genre à Saint-Odilon, la municipalité ayant fait de même, par le passé, pour le développement des parcs de loisirs, notamment. Mme Giguère ajoute que tout projet qui sera retenu devrait, idéalement, être complémentaire à des services offerts localement ou dans les paroisses environnantes.
Elle rappelle aussi que le projet choisi, peu importe sa nature, ne sera pas développé par la municipalité qui agira cependant comme facilitateur et tentera de trouver des promoteurs intéressés.
« Il y a plein de possibilités pour le bâtiment. Est-ce qu’on pourrait avoir des commerces en bas avec des logements à l’étage, pour nos aînés qui souhaitent vendre leurs maisons tout en restant dans leur milieu ? Tout cela permettra de mieux aiguiller de futurs promoteurs », poursuit Mme Giguère.
Manuella Daniel souligne que, pour le moment, selon ce qui était convenu avec le conseil municipal, seules les rencontres des 28 mars et 25 avril sont prévues et qu’au-delà de ces deux dates, selon la pertinence et la volonté du conseil municipal, cela pourrait se transformer en travail par comités, en fonction d’enjeux très précis.
Le maire Patrice Mathieu se réjouissait lui aussi de la participation de la population à cette rencontre et insistait sur l’importance, pour la municipalité, de bien cerner les besoins des gens et de connaître leurs habitudes avant de prendre une décision finale sur ce qu’il adviendra de l’ancienne quincaillerie. « Cela prend un promoteur, mais aussi des commerces qui nous distinguent, que les autres n’ont pas et qui vont inciter les gens à venir à Saint-Odilon. »
