Une nouvelle étable froide pour le bien-être animal

AGRICULTURE. La Ferme HC Provençal de Sainte-Rose-de-Watford dévoilait récemment sa plus récente construction, soit une étable froide de 50 pieds par 115, un investissement avoisinant les 400 000 $.

Fondateur de l’entreprise maintenant propriété de son fils Jonathan, Hector Provençal souligne que cette construction était rendue nécessaire en raison du manque d’espace dans l’étable principale et dans un souci de bien-être animal. La Ferme HC Provençal compte actuellement 105 têtes, dont un peu plus de 65 vaches en lactation.

« À partir de 2027, on n’aura plus le droit de garder les vaches attachées à l’année, surtout les vaches taries. Celles-ci ainsi que les petits de quatre mois et plus y seront transférés et devront y passer au moins 55 jours consécutifs en liberté », souligne-t-il en mentionnant que celle-ci comptera 45 places divisées en parcs à stabulation libre de différentes grandeurs, selon l’âge des animaux qui y seront transférés.

« Actuellement, si tu sors les animaux l’équivalent d’une heure par jour pendant 55 semaines, tu es correct au niveau de la réglementation. Ils seront en liberté dans leurs parcs respectifs ; on investit continuellement pour améliorer les lieux, achat de quotas et autres. La nouvelle règlementation a été lancée en 2024 pour les veaux de quatre mois et plus, mais elle change. C’est demandé surtout par les consommateurs et les transformateurs pour la mise en marché de nos produits », poursuit-il.

Projet de trois ans

Hector Provençal souligne que cette nouvelle construction devait avoir lieu il y a trois ans, les plans d’ingénieurs ayant été préparés. La hausse important des taux d’intérêt, à ce moment, a aussi incité la famille Provençal à retarder le projet qui a finalement été lancé à l’été. M. Provençal s’est occupé de tout le processus, de l’obtention des différents permis à la construction en passant par le financement avec Desjardins et La Financière agricole, tout en bénéficiant du support de son syndicat de gestion.

« Je souhaitais faire ce projet pour 300 000 $ et ça va coûter près de 400 000 $. La facture aurait été plus importante si tout avait été donné à contrat », indique-t-il en précisant que si tout va comme prévu, les premiers animaux y feront leur apparition en janvier.

« Il y aura une toile protectrice le long d’un mur pour empêcher la neige d’entrer au besoin, sinon la moitié complète de celui-ci demeurera ouvert pour permettre au soleil d’entrer et réchauffer le site. Il reste quelques travaux à faire, dont rainurer le plancher, ce qui permettra un déplacement sécuritaire du troupeau à l’intérieur de la nouvelle étable », souligne-t-il en conclusion.