Cinq ans d’économie circulaire
PUBLIREPORTAGE. Après cinq années de développement, Synergie Bellechasse-Etchemins peut se targuer d’avoir jeté les bases de l’économie circulaire auprès des organisations de la région.
Depuis 2020, on parle de 400 000 $ de retombées économiques sur le territoire et de presque 1 200 tonnes de matières valorisées, en plus de 1 600 tonnes de GES évitées.
Pour Malcolm Savard, coordonnateur de la démarche, Synergie Bellechasse-Etchemins a réussi à convaincre les entreprises de la raison d’être de sa mission, soit de bénéficier collectivement des retombées économiques, sociales et environnementales d’une économie plus circulaire, en améliorant la gestion de leurs matières résiduelles et en repensant l’approvisionnement.
« Les organisations ont maturé en termes de connaissance en économie circulaire. Quand je parle à une organisation, que ce soit pour un projet ou un nouvel outil, il y a une belle ouverture. L’impact de l’économie sur les limites planétaires est de plus en plus constatable et malheureux. Notre économie ne va pas dans la bonne direction pour être soutenable à long terme. C’est pourquoi on doit adopter rapidement des pratiques d’affaires qui consomment moins et mieux, et qui réduisent au maximum le gaspillage, sans pour autant négliger la rentabilité, et c’est là que l’économie circulaire s’insère ».
Évolution constante
L’an dernier, sept nouvelles synergies ont été développées. Les exemples de maillages réalisés sur le territoire sont nombreux et parfois inusités, avoue Malcolm Savard.
« Les retailles de l’Imprimerie Appalaches à Sainte-Justine servent maintenant au bricolage au CPE à la Bonne garde l’Essentiel des Etchemins et les Frigos Pleins sauvent des coûts en produits d’emballage avec La Pralinière et le Centre de production Caroline Sylvain de Saint-Prosper, puis Fromagerie Bellechasse à Saint-Vallier réutilise des glacières provenant de chez Kerry à Sainte-Claire », raconte-t-il, en nommant quelques exemples.
Cela est sans compter sept autres actions d’accompagnements, qui ont mené à 56 tonnes de matières valorisées et plus de 90 000 $ d’économies, dont l’implantation de solutions de recyclage spécifique comme pour les EPI chez Kerry et la poussière d’acier chez Rotobec, ou le réemploi à l’interne de rebuts d’emballage chez Prévost.
« Rotobec à Sainte-Justine est un bel exemple où le bois est maintenant trié et remis aux employés. le BMR Sainte-Justine revend maintenant les belles retailles d’isolant et les poches de retailles de laine minérale issues des rebuts propres de RBR Structure, par exemple ».
L’avenir
Synergie Bellechasse-Etchemins observe que les occasions ne manquent pas, grâce à plus de 130 organisations dans son réseau à l’heure actuelle. « Nous avons par exemple démarré une initiative de ramassage de papier ciré d’étiquettes pour permettre aux grandes entreprises, mais aussi aux plus petites, de valoriser leur petit volume. Ce papier s’en va chez Soprema pour devenir de l’isolant à bâtiment. Nous avons plusieurs projets comme celui-ci en cours présentement. »
Ces mêmes organisations ont aussi leurs défis. « Au-delà des déchets, il y a un besoin de croissance, de se réinventer, de réduire la pression des prix. L’économie circulaire a des solutions pour répondre à ces besoins, c’est un axe que nous envisageons maintenant que les organisations sont plus familières ».
Synergie Bellechasse-Etchemins est une initiative de la MRC de Bellechasse, celle des Etchemins et de la SADC Bellechasse-Etchemins.
