Plus de 600 nouvelles entreprises acéricoles verront le jour
ÉRABLE. Après avoir annoncé l’émission de 7 millions de nouvelles entailles en juin 2025, les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) ont procédé à la distribution de 4,9 millions d’entailles pour les projets admissibles situés en forêt privée, alors que 5,6 millions d’entailles étaient disponibles.
Grâce à ces nouveaux contingents, ce sont tout de même 611 nouvelles entreprises acéricoles qui démarreront leurs activités d’ici les trois prochaines années, se réjouit Luc Goulet, président des PPAQ.
« Avec une demande de sirop d’érable constamment à la hausse, cet ajout d’entailles est plus que bienvenu afin de nous permettre de renflouer la réserve stratégique et répondre aux besoins des différents marchés », soutient-il.
Dans la région, la répartition des nouvelles entailles allouées en juin dernier est de 364 838 dans la région Appalaches – Beauce-Lotbinière, ce qui représentait 232 entreprises admissibles à titre indicatif, 347 939 nouvelles entailles sur le territoire de la région Beauce et 392 914 nouvelles entailles en Côte-du-Sud.
Émission de contingent en deux temps
Cette attribution d’entailles ne concerne que les demandes pour les érablières en forêt privée. Les entailles en forêt publique seront octroyées au mois d’août 2026 afin de permettre dans l’intervalle l’identification de potentiels acéricoles sur les terres du domaine de l’État.
« Nous avions fait un appel sur les deux secteurs, mais savions que nous devrions accorder un délai pour les terres publiques. Les consultations et identifications des secteurs sont en cours. Les producteurs auront les mois de mars et avril pour faire leurs demandes sur les terres publiques », explique Luc Goulet.
La vente de sirop d’érable va bien au Québec, indique Luc Goulet, qui ajoute que plusieurs industriels se sont sécurisés des volumes, au cas où la prochaine récolte serait timide. « La réserve stratégique est à peu près inexistante. La majeure partie des transformateurs ont pris leur part d’achat annuelle, ce qui fait que la réserve sera vide et le sirop payé aux producteurs à la fin juin, c’est une bonne nouvelle. »
Il souhaite évidemment une bonne récolte encore cette année, surtout que l’augmentation des ventes est encore une fois importante. « Cette année, nous sommes à 15 % de croissance des exportations. Nous avons des ventes d’environ 200 millions de livres. Une autre année avec le même taux de croissance fera en sorte que nous aurons besoin de 30 millions de livres supplémentaires, ce qui est majeur. »
Luc Goulet avoue que la conjoncture actuelle des marchés est difficile à comprendre. « Il y a beaucoup d’imprévus, car même avec les émissions d’entailles que l’on fait, ce sera difficile de regarnir une réserve. Nous sommes dépendants de la météo et avons une saison moyenne généralement aux trois ou quatre ans. »
Pour lui, il est encore difficile de prévoir à quoi pourrait ressembler la prochaine saison des récoltes qui doit débuter dans quelques semaines. « L’an dernier, avant la semaine de redoux, nous étions enneigés. Trois jours de redoux ont suffi à nous donner une saison exceptionnelle. Les efforts des producteurs sont là, car ils travaillent fort et entaillent. Les conditions sont heureusement davantage facilitantes cette année, car l’entaillage peut avancer plus rapidement. Pour le reste, c’est dame Nature qui va décider », conclut-il.
