Bilan plus que positif pour la Coop Sainte-Justine

Bilan plus que positif pour la Coop Sainte-Justine

Le directeur général de la Coop Sainte-Justine, Jean-François Denis, a tracé un bilan très positif de la dernière année de l’organisation, marquée par la fusion entre le Magasin Coop Sainte-Justine et la Société coopérative Langevin.

Crédit photo : La Voix du Sud – Serge Lamontagne

REGROUPEMENT. Née le 1er novembre 2016 de la fusion entre la Société coopérative Langevin et du Magasin Coop Sainte-Justine, la nouvelle Coop Sainte-Justine, coopérative de solidarité, présente des résultats plus qu’intéressants pour sa première année d’existence.

Lors de l’assemblée générale tenue mardi soir à l’école des Appalaches, les membres ont appris que la nouvelle coopérative avait enregistré des ventes consolidées de 19,5 M$ et que chacune de ses entités avait enregistré des profits. De ces ventes, 10 M$ sont issus de l’épicerie, 5,3 M$ du centre de rénovation BMR et 4 M$ du volet agricole. Le reste provient de revenus de location et d’activités agricoles diverses (porcheries et autres).

Au 28 octobre 2017, la coopérative présentait des trop-perçus de 241 215 $ qui ont été versés à la réserve générale qui s’établissait à 2,5 M$ avant l’affectation de ce montant. Soulignons que la nouvelle entité présente un actif de 6,6 M$ et que l’avoir des membres se situe à 1 M$.

Le directeur général de la coopérative, Jean-François Denis, a souligné que le regroupement des deux anciennes coopératives en une seule s’est avéré une décision judicieuse pour l’économie de Sainte-Justine et des paroisses environnantes.

«Cette première année en a été une de consolidation pour les organisations concernées qui étaient déjà en bonne santé financière. Avant la fusion, l’épicerie avait connu deux années difficiles, ce qui n’a pas été le cas en 2016-2017. Pour nos producteurs agricoles, ce regroupement était préférable au projet initial qui prévoyait le regroupement de plusieurs coopératives agricoles en une seule entité. Cela aurait été moins personnel. Tout l’argent qui a été injecté dans la Coop Sainte-Justine aurait été envoyé ailleurs au Québec et les producteurs auraient eu moins leur mot à dire dans les décisions avec un siège social à l’extérieur», précise M. Denis qui agissait, auparavant, à titre de directeur général des deux coopératives.

Soulignons par ailleurs que 71 % des ventes effectuées au cours de la dernière année ont été effectuées auprès des membres de la coopérative et que les 29 % restantes ont été effectuées auprès de non-membres de la nouvelle entité.

Dette effacée dans trois ans

Jean-François Denis ajoute que la Coop Sainte-Justine dispose, pour le moment, d’équipements répondant plus qu’adéquatement aux besoins de la clientèle, plusieurs investissements en ce sens ayant eu cours dans les dernières années.

Le seul mauvais coup de la dernière année a été l’injection de 220 000 $ pour la réfection d’une partie de la toiture du centre commercial où une faiblesse marquée avait été notée. «L’argent qui a servi à ce projet, on a pu l’absorber à même notre fonds de roulement et cela n’a pas eu d’incidence marquante sur nos résultats», précise le directeur général qui ajoute qu’une démarche de médiation avec les intervenants impliqués dans ce dossier était en cours.

Le dirigeant a par ailleurs profité de l’assemblée générale pour annoncer que si tout se déroulait comme prévu, la dette de la coopérative, qui était de 800 000 $ au 31 octobre 2017, sera complètement effacée dans trois ans. «Il peut arriver n’importe quoi entre-temps, mais on ne peut pas nier que cette situation est très intéressante pour nous», a-t-il convenu.