Accident d’autobus à Sainte-Rose: le coroner présente ses conclusions

SCOTT. Le bureau du coroner a publié ses conclusions, le jeudi 13 août dernier, quant aux circonstances entourant l’accident d’un autobus scolaire transportant un groupe de cadets sur la route de la Grande Ligne Nord à Sainte-Rose-de-Watford, le 7 mars dernier. L’événement avait alors coûté la vie à Xavier Landry Rousseau, 13 ans de Scott.

Selon le document, on rappelle que ce jour-là, la route était une pente descendante et glacée. En raison des pluies verglaçantes, tous les équipements et le personnel responsable de l’entretien des routes étaient d’ailleurs à l’œuvre dans le secteur, mais l’accident s’est produit juste avant leur intervention.

Selon l’enquête policière, il a été confirmé que le conducteur avait emprunté le chemin le plus court et qu’il avait adapté sa conduite aux conditions routières. Il a notamment été démontré que moins d’une minute avant l’impact, il circulait à 31 km/heure. Mais, malgré l’application des freins, la chaussée glacée a fait en sorte que l’autobus accélère à 85 km/heure environ quatre secondes avant le renversement.

Par ailleurs, l’inspection mécanique n’a permis de déceler aucune défectuosité ou usure excessive qui aurait contribué à l’accident. Le loquet de la porte de secours arrière était aussi en bon état. Son ouverture inopinée a probablement été causée par le poids du levier et la force cinétique (suivant la masse et la vitesse de l’autobus) au moment du renversement. C’est ainsi que quatre adolescents ont été expulsés de l’autobus lors de l’impact, dont le jeune Xavier, qui s’est retrouvé coincé sous son pare-chocs arrière, causant son décès. Dans son rapport, le coroner Donald Nicole soulève la possibilité de doter les autobus scolaires de ceintures de sécurité, mais s’abstient d’en faire une recommandation en raison des observations faites, lors de projets pilotes.

De leur côté, les parents du garçon ont indiqué être en accord avec les conclusions du coroner. Ils se sont également dits soulagés de constater que la faute n’est pas tombée sur le conducteur de l’autobus.