Braconnage: série d’infractions constatées en Chaudière-Appalaches
CHASSE. Des agents de la faune ont profité de la récente période de chasse pour réaliser une opération dans la région de la Chaudière-Appalaches, afin d’assurer le respect et l’application de la réglementation en lien avec la chasse au cerf de Virginie.
L’opération Vitalité 2025 a impliqué une trentaine d’agents du 18 au 24 novembre dernier. Les zones 3, 4 et 7 ont été visées en raison de la grande concentration de cerfs de Virginie et de chasseurs sportifs qu’on y trouve durant cette période.
Plus de 115 infractions ont été constatées et pourraient mener à des sanctions totalisant plus de 195 000 $ d’amendes. Plusieurs dossiers d’enquête sont en cours et neuf cerfs de Virginie ont été saisis, de même qu’une arme à feu sans restriction, une carabine prohibée et un appareil de vision de nuit. La totalité de la viande saisie sera remise à des organismes caritatifs et à des banques alimentaires.
Le résultat de l’opération indique que les agents de protection de la faune ont rencontré des centaines de personnes afin de les sensibiliser aux bonnes pratiques en matière de chasse et à l’importance de leur collaboration dans le signalement des actes de braconnage. Un maître-chien de l’escouade canine a participé à l’opération. Des barrages routiers ont également été organisés sur le territoire de Beauceville afin d’assurer la conformité des chasseurs et le respect des règles en vigueur.
En 2024, plus de 11 000 cerfs ont été abattus dans le secteur visé par l’opération, soit 16% des abattages effectués dans la province. En 2024, la vente de permis de chasse au cerf de Virginie, pour les trois zones visées par l’opération, représente plus de 40 000 permis vendus. Soit environ 29 % de permis vendu à travers la province.
Différents constats
Les principales infractions constatées sont d’avoir chassé du gros gibier sans être titulaire d’un permis, d’avoir chassé du cerf sans bois sans être titulaire d’un permis, d’avoir tué du gros gibier au-delà de la quantité déterminée par le règlement, d’avoir eu en sa possession du gros gibier chassé en contravention avec la loi, d’avoir chassé sans vêtement orangé et d’avoir chassé la nuit du gros gibier avec un projecteur.
D’autres infractions ont aussi été remarquées, soit d’avoir tiré sur un gros gibier à partir d’un véhicule, d’avoir eu en sa possession la nuit, alors qu’il était sur un véhicule ou à bord d’un véhicule, une arme à feu non insérée dans un étui, d’avoir eu en sa possession une arme chargée la nuit dans un territoire fréquenté par le gros gibier, d’avoir omis, aussitôt l’animal mort, de détacher de son permis de chasse le coupon de transport et de l’attacher à l’animal mort, d’avoir chassé dans une zone ou sous-zone autre que celle indiquée sur son permis et d’avoir fourni de faux renseignements à un agent de protection de la faune ou lors de l’enregistrement.
Le ministère invite les citoyens, en tout temps et de manière confidentielle, à aider la Protection de la faune du Québec à contrer les infractions et à préserver la population de cerfs de Virginie, notamment, en signalant tout acte de braconnage, situation suspecte ou geste allant à l’encontre de la faune ou de ses habitats.
Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant dépasser 5 000 $ et à l’annulation de leur certificat de chasseur s’ils chassent sans permis valide ou s’ils dépassent la limite de gibier autorisée.
Le braconnage représente un prélèvement illégal qui n’est pas comptabilisé dans la gestion scientifique des populations de cerf de Virginie, rappelle le ministère. Chaque animal abattu illégalement compromet l’équilibre des populations et peut mener à une surexploitation de la ressource. Dans les secteurs où les populations sont déjà fragilisées, le braconnage ajoute une pression supplémentaire qui peut compromettre leur rétablissement.
