Championnat mondial VEX de robotique: cinq Henriçois y seront
ROBOTIQUE. À la fin du mois d’avril, cinq jeunes de Saint-Henri se rendront à Saint-Louis, au Missouri, où seront présentées deux tranches distinctes du Championnat du monde VEX de robotique, plateforme vers laquelle les jeunes adeptes de robotique transitent dès leur arrivée en 3e secondaire à l’école secondaire Pointe-Lévis.
Du groupe, on retrouve, deux élèves de 5e secondaire comprenant Louis-Félix et Tristan Lambert, lui aussi de Saint-Henri, ainsi que Xavier Gaumond de Lévis. L’autre équipe, de 3e secondaire cette fois, est composée de trois jeunes Henriçois, soit Olivier Lemieux, Déryk Beaumont et Maxime Lavoie.
Fait à noter, ces cinq jeunes Bellechassois composeront, à eux seuls, la moitié du contingent des Corsaires de l’école secondaire Pointe-Lévy qui prendra le chemin de cette compétition internationale.
Nés avec des robots dans les mains
Au cours des dernières années, quelques élèves des écoles Belleau-Gagnon de Saint-Henri ont fait de la robotique une passion lors de leur arrivée au secondaire. Cela commençait à leur arrivée à l’école Guillaume-Couture de Lévis où, en secondaire 1 et 2, ils pouvaient s’initier à cette activité via un programme de robotique qui a mené certains d’entre eux au Championnat du monde de la World Robot Olympiad (WRO).
Dans nos pages, nous racontions d’ailleurs l’épopée de Louis-Félix Beaulieu et de son ami Nathaniel Aubin qui, en novembre 2022, avaient pris part au Championnat du monde WRO présenté en Allemagne. Lorsqu’ils sont arrivés en troisième secondaire à Pointe-Lévis, ils ont transité vers la plateforme WEX qui demande des compétences plus poussées et complexes.
« Les défis changent chaque année. En secondaire 1 et 2, nous fabriquions des robots qui faisaient des démonstrations seuls, sur un tapis. Maintenant, comme cette année, ce sont à chaque fois des compétitions entre deux équipes », indique Louis-Félix en ajoutant qu’il y a davantage de stratégie.
« Avant ça c’était avec des blocs LEGO, mais on a changé complètement de catégorie. Avant, on apprivoisait la technologie et la programmation avec de petits capteurs, mais quand on tombe en secondaire 3, il y a une vingtaine de moteurs, des pièces de métal, de l’hydraulique et des choses plus complexes. On tombe dans le mécano avancé et en général, tout est plus gros, plus puissant et plus lourd », de dire Tristan en précisant que la taille des modules robotisés à produire reste la même, soit deux pieds sur deux pieds.
Cela fait depuis la mi-octobre que les deux équipes travaillent sur leurs projets respectifs et prennent part à diverses compétitions les ayant menés vers les Mondiaux de Saint-Louis.
Des compétitions préparatoires
Pour se rendre à Saint-Louis, les deux équipes ont pris part à diverses compétitions locales, régionales ou provinciales, aucun championnat canadien n’étant au menu en 2025-2026. De fait, les deux équipes ont pris part aux mêmes compétitions du côté québécois, celle de 5e secondaire en ayant ajouté deux autres à leur palmarès, soit à Toronto et à Orono, dans le Maine, où ils ont obtenu deux invitations officielles, ce qui a permis de qualifier une autre équipe de 4e secondaire via le volet des habiletés.
Pour sa part, le trio de 3e secondaire a pris part à deux compétitions régionales donnant accès aux championnats provinciaux. S’ils n’ont pu l’emporter au provincial, étant finalistes, ils ont pu se qualifier pour les Mondiaux du fait qu’une autre formation avait décroché deux invitations. Ils sont passés par la compétition des habiletés pour obtenir leur laissez-passer officiel.
« C’est une belle expérience pour nos jeunes et je suis heureux que les élèves de secondaire 3 puissent vivre ça eux aussi. Ça va leur donner la piqure davantage », exprime Martin Beaulieu, père de Louis-Félix.
Soulignons ici que Maxime Lavoie et Olivier Lemieux ont pris part aux mondiaux WRO à Puerto Rico lorsqu’ils étaient en secondaire 1. Déryk Beaumont n’était pas avec eux à ce moment. « Nous sommes derrière les jeunes, car ce ne sont pas des occasions qui se représentent chaque fois. On plonge dans l’aventure », indiquaient les deux parents en ajoutant qu’une forte délégation familiale accompagnera chacun d’entre eux à Saint-Louis, pour les encourager.
Soulignons que la compétition de niveau High School, où sont inscrits Louis-Félix et Tristan, sera présentée du 21 au 24 avril alors que la compétition Middle School, pour les jeunes de 3e secondaire, se déroulera du 25 au 27 avril.
Fierté familiale et locale
« C’est le fun de voir que nos jeunes de Saint-Henri se démarquent là-dedans, car ce sont souvent les mêmes noms qui réussissent à se qualifier aux nationaux et aller à l’international depuis quelques années. Le programme de robotique est intéressant, car il permet à des jeunes curieux et touche-à-tout de se démarquer. Il y a beaucoup de compétences qui entrent en ligne de compte comme la mécanique, l’ingénierie, la conception et la programmation. Ce sont les jeunes qui font tout de A à Z, incluant les rapports, la rédaction, la programmation et les entrevues. On leur donne des moyens autour pour que ça se produise, mais ce sont eux qui sont mis de l’avant » de dire Sébastien Lavoie.
« Le succès des jeunes de Saint-Henri reflète aussi tout ce qui se fait à l’école, car le programme de robotique a beaucoup évolué et continue à la faire avec les succès de nos jeunes. On a vu une nouvelle énergie autour de l’école qui rayonne à l’extérieur aussi », de dire Martin Beaulieu.
Ils apprécient la robotique
Lorsqu’on leur demande ce qu’ils aiment de la robotique, les cinq élèves n’hésitent pas à offrir des réponses différentes, mais complémentaires.
« J’apprécie les différents défis que cela apporte, surtout au niveau de la programmation. Il faut penser à différentes choses comme optimiser le temps et les mouvements, essayer de prédire ce que feront les autres équipes feront et choisir stratégiquement ce que l’on fera au moment de la programmation », indique Tristan Lambert.
« Le travail d’équipe est important, car quand tout le monde fait ce qu’il a à faire, on voit des résultats à la fin », ajoute Olivier Lemieux.
Si Déryk Beaumont dit beaucoup aimer l’informatique et la programmation, Maxime Lavoie souligne enfin que de voir le résultat concret de son travail, lorsque le robot est en fonction, l’amène à travailler davantage.
