Le Carrefour Employabilité et Travail de rue: changements et continuité au programme
SAINT-ANSELME. L’intégration des services en immigration, autrefois dévolue à Alpha Bellechasse via le programme Liaison Immigration Bellechasse, a été à coup sûr le fait marquant de la dernière année du Carrefour Employabilité et Travail de rue qui entend profiter de la prochaine année pour stabiliser ses opérations.
C’est le message lancé lors de la récente assemblée générale de l’organisme par son directeur général Christian Fradet.
« Ce fut une année de changement avec l’intégration des services en immigration, soit le volet PASI (Programme d’accompagnement et de soutien en immigration) en juillet 2024 puis le volet PAC (Programme d’appui aux collectivités) en décembre. Ce sont des programmes différents avec le PAC qui vise les échanges interculturels et le PASI qui touche davantage l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants », rappelle M. Fradet.
Ce dernier ajoute que l’intégration de ces deux nouveaux services avait permis d’ajouter cinq nouveaux employés au sein de l’organisation qui en compte 23 contre 16 auparavant.
« En plus des cinq nouvelles employées en immigration, d’autres projets se sont ajoutés, ce qui explique cette hausse de sept personnes. Ce fut une grosse année sur le point de vue opérationnel, car nous étions fonctionnels à 100 % dès la première journée de l’arrivée du volet immigration », poursuit-il en reconnaissant que les locaux actuels du Carrefour sont utilisés à leur pleine capacité.
Il ajoute toutefois que les locaux du Joffre, qui sont de plus populaires auprès de la population, permettaient de compenser par la tenue d’activités et de rencontres de toutes sortes.
Stabiliser avant de développer
Fradet ajoute que c’est sous le signe de la stabilité que devrait se dérouler la prochaine année, l’organisme ne prévoyant pas de phase de développement. Un nouveau processus de planification stratégique sera toutefois mis de l’avant par le conseil d’administration, assure-t-il toutefois, ajoutant que celui-ci devenait nécessaire avec la venue du volet immigration.
« On s’enlignait pour mettre en place un nouveau plan d’action triennal, mais nous avons dû changer nos plans à cet égard », a-t-il également précisé en mentionnant que hormis la venue de ce nouveau volet immigration, l’organisme avait réussi à maintenir l’ensemble de ses projets et de ses ressources humaines, malgré certains enjeux budgétaires.
« Tous les OBNL font face à certaines coupures de budget. Chez nous, cela se situe surtout au niveau de l’employabilité et dans le Créneau carrefour-jeunesse, dont une partie du budget sera amputé quelque peu. La plupart du temps, les budgets sont reconduits, mais certaines contributions ne sont pas nécessairement indexées, ce qui équivaut à une coupure », signale-t-il en rappelant que la masse salariale, entre autres, augmente chaque année.
« Nous avons quelques partenaires qui annexent leurs contributions, d’autres pas ou les coupent. L’arrivée de l’immigration, c’était un gros morceau à avaler pour nous, mais ça se mariait tellement bien avec l’ensemble de nos services existants que ce fut facile. De plus, nous recevions déjà certaines personnes immigrantes par le biais de nos autres services. »
Au terme de l’assemblée générale annuelle tenue au Centre multifonctionnel de Saint-Anselme, deux nouveaux élus ont joint le conseil d’administration au terme de l’organisme, soit Raquel Merino Caravedo, personne immigrante ayant une expertise en ressources humaines et œuvrant chez Exceldor, ainsi que Zacharie Beaupré, ancien participant aux projets du Carrefour qui a décidé de s’impliquer à nouveau au sein de celui-ci. Alexandra Fillion demeure à la présidence de l’organisation.
