Saint-Raphaël: Medway souhaite poursuivre ses efforts
SANTÉ. L’entreprise Medway espère toujours rendre opérationnelle la clinique médicale de Saint-Raphaël, construite en 2022 et inoccupée depuis en raison des difficultés à recruter du personnel médical pour l’opérer.
Dans un échange de courriels avec le journal, Medway affirme avoir toujours le désir que le projet se réalise. « Tout d’abord, nous souhaitons souligner que la déception est partagée. Malgré tous nos efforts et nos démarches auprès du CISSS de Chaudière-Appalaches, il est important de comprendre que nous n’avons aucun contrôle sur les effectifs médicaux », indique Kelly Chiasson, conseillère en communications pour l’entreprise.
Ces difficultés ont même amené la Municipalité de Saint-Raphaël à mettre fin au bail la liant à l’entreprise, alors qu’elle assumait les coûts de location d’un espace le temps de trouver un locataire, idéalement relié au domaine de la santé, chose qui a finalement été acceptée par Medway.
« Nous comprenons la déception de la municipalité et c’est pourquoi nous ne nous sommes pas opposés à sa volonté de résilier le bail, bien que nous estimions avoir respecté l’ensemble de nos engagements et été au bout de ce qui nous était possible de faire dans les circonstances. Ce n’est certes pas l’issue que nous souhaitions, mais Medway demeure fermement engagé à agir en citoyen corporatif responsable et accueille ce dénouement dans un esprit constructif », ajoute Mme Chiasson.
Cette dernière rappelle que le recrutement de médecins est devenu difficile puisque ce sont ces derniers qui choisissent leur milieu de pratique. « Les postes issus du Plan régional d’effectifs médicaux (PREM) sont ouverts à l’échelle du sous-territoire de Bellechasse, qui regroupe plusieurs groupes de médecine familiale (GMF). Malgré nos démarches pour les accueillir, force est de constater que les nouveaux médecins privilégient souvent des milieux où pratiquent déjà plusieurs collègues, afin de bénéficier d’un encadrement en début de carrière », précise-t-elle.
Mme Chiasson confirme qu’un scénario avait été étudié, en collaboration avec le GMF Lauzon. Celui-ci ne dispose pas, lui non plus, du pouvoir d’imposer un lieu de pratique aux médecins entrant, ajoute-t-elle. « La création d’un nouveau GMF ne relève pas de notre initiative. Une telle démarche doit provenir des médecins eux-mêmes, avec l’appui du ministère de la Santé et des Services sociaux qui doit également avoir la volonté d’ouvrir de nouveaux postes dans la région. »
Malgré ces difficultés, l’accueil d’un GFM, dans son immeuble, demeure un plan d’avenir de l’entreprise. « Nous resterons toujours ouverts et mobilisés pour accueillir un GMF dans notre immeuble. Près d’un million de dollars ont été investis dans l’aménagement d’une clinique qui demeure inoccupée. Notre souhait est que ces locaux puissent un jour bénéficier à des médecins et, bien sûr, à la population de Saint-Raphaël. Nous demeurons pleinement disponibles pour contribuer à l’amélioration de l’offre de soins dans le secteur », lance-t-elle en terminant.
