Sainte-Claire en Fête réussit la transition

ÉVÉNEMENT. Sainte-Claire a pu renouer avec le retour d’un festival sur son territoire à la fin de juin, alors qu’un premier Sainte-Claire en Fête était présenté du 26 au 29 juin dernier, dans la foulée du succès des célébrations entourant le 200e anniversaire de la localité l’an dernier.

Qualifiant l’activité de succès, à première vue, le président du festival, Patrick Lacasse, et deux de ses acolytes, Yvon Ouellet et le conseiller Yves Béchard, ont bien voulu faire un bilan de l’événement, même si celui-ci n’était pas encore tout à fait complet.

« C’est certain que c’est un succès, car même si la pluie nous a forcés à déplacer certaines choses sous le chapiteau, tous les groupes ont pu livrer leur spectacle. On peut dire que les ventes de billets ont été bonnes, même si nous sommes à consolider nos revenus et nos dépenses », résument nos trois intervenants.

Il est toutefois un peu tôt pour mesurer la profitabilité de l’activité, indiquent-ils, alors qu’il s’agissait de la première édition d’un festival faisant suite au grand déploiement du 200e de la localité l’an dernier. Si la moyenne des foules au 200e était d’environ 2 500 personnes par soir, elle sera d’environ 1 200 personnes cette année, selon les premiers constats.

« Nous avions budgété en fonction d’un certain niveau de vente. On s’attendait à environ la moitié des ventes de l’an dernier. Nous étions optimistes au départ. Il s’est vendu moins de billets en prévente que nous anticipions, mais en contrepartie, beaucoup de gens se sont présentés sur place et nous attendons toujours les résultats de ça. Il nous manque encore plein de choses pour porter un vrai constat », indique Yvon Ouellet.

Des spectacles relevés

Le week-end avait bien débuté avec un chapiteau rempli à capacité pour le spectacle des Poffins le jeudi soir, tendance qui s’est poursuivie le lendemain avec un succès pour l’hommage à AC/DC et la prestation de Steve Hill. La pluie est venue jouer les trouble-fêtes le samedi, pour les spectacles des Rats d’Swompe et des Gars du Nord, qui ont tout de même fait le bonheur d’environ 1 100 personnes sous le chapiteau. La journée du dimanche a produit des résultats intéressants avec notamment la prestation de Francis DeGrandpré.

« Le simple fait qu’on prévoyait de la pluie a assurément eu un effet sur les ventes », imagine Yvon Ouellet. Il estime toutefois que l’organisation a encore laissé une belle impression. « Les artistes qui se sont présentés chez nous ont, un peu comme l’an dernier, dit qu’ils ont rarement été reçus comme ils l’ont été chez nous. Nous les avons tous rencontrés après leur spectacle et les commentaires sont excellents », ajoute Yves Béchard.

Avec près de 300 bénévoles et 85 partenaires matériels ou financiers, l’organisation n’avait pas le même déploiement que l’an dernier, sauf qu’elle s’était imposé certaines choses qui exigent beaucoup de logistique. « C’est le souhait de tous que nous ayons un festival annuel, sauf que c’est très exigeant. Des décisions devront être prises sur la formule que l’on utilise. C’est lourd pour les bénévoles et ce sont toujours les mêmes », rappelle Patrick Lacasse.

« Le conseil municipal souhaite que ça se poursuive. Est-ce que ce sera exactement comme ça s’est fait cette année ? Il y aura sûrement des changements », ajoute le conseiller Béchard.

« L’événement terrain, ce sera la même magie. Avec l’église, c’est le cœur du village. Plusieurs nous ont suggéré le terrain de l’aréna. Ce serait peut-être moins lourd à gérer, mais plusieurs facteurs nous indiquent que ce serait difficile au niveau logistique », résume Patrick Lacasse.

Ce dernier constate toutefois que la grande majorité des gens présents proviennent de Sainte-Claire et il aimerait que l’événement rayonne davantage dans Bellechasse et même ailleurs. « C’est à 75 % des gens de Sainte-Claire. Celles et ceux que nous avons croisés nous disent avoir été épatés. On aimerait que Bellechasse se l’approprie davantage ».

Yvon Ouellet rappelle que l’événement était en soi une première et doit se faire connaitre davantage. « On ne peut pas comparer ça avec le 200e. Pour une première, je pense que c’est une réussite. On rencontre toutefois encore des gens qui ne savaient pas que l’événement se déroulait, même ici à Sainte-Claire. C’est à revoir », résume-t-il.