Services incendie: Catherine Morin à la tête de six municipalités

MUNICIPAL. Catherine Morin occupe la fonction de directrice de trois services incendie depuis juin dernier, étant maintenant responsable de toute la coordination des services de la Régie incendie Bellechasse-Sud, de celui de Saint-Léon et Saint-Nazaire, ainsi que de celui de Saint-Malachie.

Ce sont donc six municipalités qui sont sous sa responsabilité, alors que la Régie Bellechasse-Sud regroupait déjà les services de Saint-Damien, Buckland et Saint-Philémon. Les conseils municipaux des six localités travaillaient d’ailleurs depuis quelques mois à l’embauche d’un directeur des services en sécurité incendie en commun. Ils ont ainsi créé un Comité intermunicipal en incendie et en sécurité civile en plus d’adopter des résolutions en ce sens, au cours de l’été.

Mme Morin est maintenant chargée de voir à la direction, à l’organisation, à l’opération et à l’administration de chacun des services de protection contre l’incendie. Saint-Nazaire ayant déjà délégué sa compétence au service incendie de Saint-Léon dans le passé, ce sont cinq casernes qui sont également sous sa responsabilité.

Un mandat très large

Catherine Morin aura pour mandat d’administrer tous les services, incluant les ressources matérielles, financières et humaines. « Il faut superviser tout ce qui implique la sécurité civile et coordonner la prévention résidentielle. J’avais une bonne idée de la tâche, mais c’est très lourd. Le plus difficile est d’apprendre à connaitre le fonctionnement administratif de chacune des municipalités et celui de la Régie qui est sous la supervision d’un conseil d’administration », résume-t-elle.

Cette dernière œuvre au sein de différents services incendie depuis une dizaine d’années déjà, ayant fait partie des brigades de Saint-Malachie et Saint-Damien, ayant été coordonnatrice aux opérations à Buckland et passé cinq années à temps plein sur la base militaire de Valcartier.

Avec environ 65 pompiers sous sa responsabilité, elle sait qu’elle devra parcourir régulièrement le territoire pour maintenir un bon portrait de la situation. « Je dois faire le tour des casernes. Je vais sur le terrain surtout lorsqu’il y a une force de frappe nécessaire, mais mes rencontres avec les officiers se font en caserne », précise-t-elle.

Catherine Morin précise que ce n’est pas un regroupement, mais qu’il y a une volonté des municipalités impliquées d’uniformiser les façons de faire, dans l’avenir. « Ce sera long d’uniformiser, mais je sens que c’est le désir des élus. Tout le monde le sait que ce sera long. Il n’y a pas encore beaucoup de modèles du genre. À Saint-Anselme, Saint-Henri et Sainte-Claire, ça a pris 10 ans. Pour le moment, tout le monde demeure distinct. Quel sera le plan pour l’avenir, je ne le sais pas encore », indique-t-elle en terminant.