Le nouveau chef de la CAQ et prochain premier ministre sera choisi le 12 avril

QUÉBEC — Le nouveau chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), et donc le prochain premier ministre, sera choisi le 12 avril. Les règles de la course ont été dévoilées jeudi.

La course à la chefferie pour élire le successeur de François Legault est donc officiellement lancée.

Pour se qualifier, les candidats devront obtenir la signature de 1000 membres de la CAQ provenant d’au moins 75 circonscriptions, incluant 15 députés et 100 membres de l’aile jeunesse du parti.

Ils devront aussi faire une contribution forfaitaire non remboursable de 30 000 $. Les dépenses électorales sont plafonnées à 150 000 $.

«Le vote se fera par téléphone, de façon secrète, selon un mode de scrutin préférentiel. Les électeurs classeront les candidats par ordre de préférence, et le candidat obtenant la majorité absolue (50 % + 1) sera proclamé chef lors du congrès à la direction», peut-on lire sur le site de la CAQ.

Les personnes intéressées ont jusqu’au 21 février pour déposer leur candidature.

Un ministre qui veut se porter candidat devra «surseoir à ses fonctions». Cela signifie qu’il ne sera plus à la table du cabinet, mais qu’il conservera son garde du corps (qui est aussi son chauffeur). Un autre député assurera l’intérim. Les candidats défaits reprendront leurs responsabilités ministérielles.

Il y aura deux débats nationaux lors de la course, un à Québec et un à Laval.

Il y a actuellement 15 000 membres caquistes. «On espère pouvoir mousser le membership», a indiqué la directrice générale de la CAQ, Brigitte Legault.

Les citoyens qui veulent voter pour le prochain chef caquiste ont jusqu’au 13 mars pour devenir membres du parti.

Des ministres en réflexion

Pour l’instant, aucun candidat n’est officiellement sur la ligne de départ, mais des ministres sont en réflexion.

La récolte d’appuis se poursuit également. Le ministre Simon Jolin-Barrette a obtenu le soutien de deux autres de ses collègues jeudi.

Il s’agit de l’ancien ministre de l’Agriculture, André Lamontagne et du député de Saint-Jean, Louis Lemieux. Au total, Simon Jolin-Barrette a donc l’appui de sept de ses collègues.

Mercredi, le ministre a dit «réfléchir sérieusement» à faire le saut.

Les autres potentiels candidats dans cette course sont les ministres Christine Fréchette (Économie) et Bernard Drainville (Environnement). Le ministre des Ressources naturelles, Jean-François Simard, n’a pas non plus fermé la porte.

M. Drainville a obtenu ses deux premiers appuis mercredi: le ministre délégué à l’Économie, Samuel Poulin, et la députée Kariane Bourassa.

Pour sa part, Christine Fréchette obtient le soutien de neuf élus, dont les ministres Gilles Bélanger, Benoit Charette, Mathieu Lacombe, Kateri Champagne Jourdain et Ian Lafrenière.