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Publireportage

Jos Morin Enr. à Sainte-Claire 

Ce texte a été écrit en partenariat avec La Voix du Sud

Ce texte a été écrit en partenariat avec La Voix du Sud

Une affaire de famille depuis 1900

Le commerce Jos Morin Enr. de Sainte-Claire en est à sa troisième génération et souligne, cette année, son 125e anniversaire. L’endroit n’a rien de conventionnel puisqu’il regorge d’articles inédits tels des réfrigérateurs d’époque, des jouets d’antan et quelques pianos, mais aussi des articles refaits à neuf, dont les légendaires cuisinières au bois, Bélanger, L’Islet, Findlay et Légaré.

Aujourd’hui, le commerce est exploité par Benoit Morin. C’est son grand-père, Joseph-Léon Morin, qui l’avait fondé en 1900. « Je ne l’ai pas connu, puisqu’il est décédé en 1956 », explique Benoit Morin. « J’ai appris à le connaitre grâce à mon père Yvan et d’autres membres de la famille. Les archives familiales ont aussi été utiles pour découvrir à quel point il était avant-gardiste en matière d’entrepreneuriat, même s’il n’avait pas fait de grandes études », résume-t-il.

Ce qu’il a appris lui permet toutefois de déceler que son grand-père avait une excellente fibre entrepreneuriale et qu’il était quelqu’un de créatif, autant pour le travail manuel que pour les affaires. « Sa première transaction fut celle d’un piano qu’il échangeait pour un autre piano acheté un an auparavant par son père, mais qui ne faisait pas l’affaire. Le marchand avait signé un document, l’année précédente, qui disait que si le piano ne convenait pas, il pourrait l’échanger, ce qu’il a finalement fait, mais il a présenté le document uniquement après avoir fait son choix ».

Une passion de génération en génération

Benoit Morin avoue conserver le commerce pour le plaisir, lui qui concentre également ses forces sur son autre entreprise, Isolation Morin, qu’il opère avec la complicité de sa conjointe, Stéphany Shink. « Ce n’est pas notre revenu premier. C’est d’abord Isolation Morin qui est notre entité principale. Ce n’est pas notre gagne-pain principal. On vend tout de même encore des pièces pour des poêles électriques neufs et des pièces neuves de cuisinière au bois, mais on ne vit pas de ça. Ne pas avoir ça, il y aurait sûrement un vide ».

Il reconnait être un passionné et rend hommage à son grand-père et à son père qui l’ont précédé. « Ça n’a jamais été vendu et il n’y a jamais eu de changement de nom. C’est mon père Yvan qui a fait survivre ça. Il s’est rendu compte, au début des années 1970, que le commerce d’isolation apportait de l’argent rapidement. Faire venir de la laine ou de l’uréthane, tu commandes ce dont tu as besoin. Vendre des poêles ou un réfrigérateur, tu dois le choisir, le commander, le supporter financièrement. Ça nécessite près d’un an tout ça très souvent ».

Ce qui maintient cet intérêt de garder le commerce en opération, c’est la passion. « J’aime vivre sur une ligne de temps. Il faut que j’aie des souvenirs jusque dans les années 1800. J’ai des photos de mes arrière-arrière-grands-parents et même d’un arrière-arrière-arrière-grand-parent. Avoir ça uniquement dans ma tête, j’aurais de la misère à me situer dans le temps ».

Il ajoute que Jos Morin Enr. n’est pas un magasin d’antiquités, même si les gens qui y entrent ont souvent cette perception. « Ça le devient, car les gens viennent nous voir et souvent, on achète des choses. Ce que l’on vend encore aujourd’hui, ce sont des choses que nous vendions au début du siècle. Par exemple, nos poêles à bois que l’on refait à neuf, avec notamment la marque Bélanger que nous avons dû cesser de vendre en 1915, car nous avions perdu l’agence ».

Commerce ou musée ?

Sa conjointe, Stéphany Shink, est généralement celle qui rencontre les gens au commerce et remarque cette perception. « Les gens disent que c’est un musée et qu’on peut acheter dans le musée. Il y a une certaine influence d’émissions de télé comme « Les As de la Brocante » qui fait que les gens portent davantage attention à certaines choses ».

Entrer chez Jos Morin Enr., c’est entrer dans un autre monde, surtout lorsqu’on circule devant une réplique du Titanic de 12 pieds et pesant 350 livres. Celle-ci fait figure d’attraction à l’intérieur du commerce, tout comme plusieurs modèles de poêles datant de plusieurs dizaines d’années.

« Les gens pensent que plus rien n’a de la valeur. À l’occasion, c’est une valeur sentimentale, mais aussi historique. On travaille encore avec des choses qui ont 100 ans. Nous avons encore notre vieille enclume pour certaines réparations », raconte Benoit Morin. « Les gens vont aussi chercher quelque chose qui fonctionne encore. Les choses du temps étaient beaucoup plus durables que celles d’aujourd’hui ».

Avec 125 ans d’histoire, le commerce Jos Morin demeure un repère et une ressource pour les férus d’histoire. Benoit Morin a plusieurs anecdotes en tête pour illustrer son originalité.

Les enfants d’une dame nous ont appelés récemment, à sa suggestion, pour nous demander si nous faisions encore la réparation de poêles de l’époque. Comme la dame approche les 90 ans, ses enfants doutaient de cette possibilité, sauf qu’elle l’avait acheté ici, il y a plus de 60 ans. On a non seulement fait la réparation, mais nous avions encore un accessoire de ce même poêle, acheté il y a plus de 60 ans, encore en magasin », raconte-t-il.

Si le commerce était tout ce qu’il y a de plus traditionnel à son époque, aujourd’hui, c’est ce qui le rend original. « Le magasin s’est remeublé, tout simplement. La crise du verglas avait amené un certain retour au passé avec le chauffage au bois et les lampes à l’huile. Les gens sont habitués aux choses courantes, mais certaines personnes achètent des choses pour se sécuriser, résume M. Morin ».

Jos Morin Enr. 

40, boul. Bégin, Sainte-Claire

418 883-2877

418 625-7471
1516-A, Route 277,
Lac-Etchemin, QC G0R 1S0
logo 438 315-0960
25, rue Saint-Jacques
St-Jean-sur-Richelieu, QC J3B 2J6
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