Rendez-Vous Bellechasse: renforcer les liens entre l’école et la communauté

Rendez-Vous Bellechasse: renforcer les liens entre l’école et la communauté

Vickie Langlois de la roulotte gourmande J'aime Bellechasse, l'actuel maire d'Honfleur et producteur agricole, Luc Dion, et Hugo Aubin-Nadeau de Satir productions ont fait état de leur parcours scolaire et professionnel. Les directrices de leur école secondaire respective ont tenu à souligner leur passage.

Crédit photo : La Voix du Sud – Éric Gourde

COMMUNAUTÉ. Après avoir discuté du partage des connaissances pour optimiser les milieux et du développement culturel local et régional, le troisième Rendez-Vous Bellechasse ciblait particulièrement l’éducation.

Environ 90 personnes se sont rassemblées le 5 décembre dernier à la Maison de la Culture de Saint-Damien pour tenter de concevoir collectivement l’éducation des jeunes de Bellechasse. Dans un premier temps par le biais de témoignages et de conférences puis par la discussion, ils ont pu échanger sur le sujet, nécessairement guidés par les présentations proposées.

Trois citoyens de la région avaient été invités à parler de leur parcours scolaire et professionnel. Ancienne étudiante de l’école secondaire de Saint-Charles, Vickie Langlois est aujourd’hui propriétaire de la roulotte gourmande J’aime Bellechasse. Ancien étudiant de l’école secondaire de Saint-Damien, Hugo Aubin-Nadeau dirige Satir productions et est aussi copropriétaire d’Aléa Événement. L’actuel maire d’Honfleur, Luc Dion, est un ancien étudiant de l’école secondaire de Saint-Anselme et fait partie des propriétaires de la Ferme L. Dion et fils.

L’actuel maire d’Honfleur et producteur agricole, Luc Dion, livrait son témoignage lors de notre passage

Professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi, Stéphane Allaire dit avoir été inspiré par leurs témoignages. «J’ai été fasciné par la vision quand même claire de ce qu’il souhaitait faire. Détermination et persévérance, car ils nous ont aussi parlé de leur cheminement vers une crédibilité bien établie malgré des parcours pas toujours faciles.»

Incertitudes et risques

Pour lui, le goût du risque devra faire partie des attitudes individuelles que devront avoir les jeunes pour cheminer prenant en exemple les conférenciers d’un jour. «Ils sont sortis des sentiers battus en voulant faire ce qu’ils souhaitaient. Ils sont allés sur le terrain pour le faire et n’ont pas oublié l’école à travers tout ça. C’est une chose qu’il ne faut pas négliger.»

Les communautés et les écoles devront rapidement coordonner leurs actions selon lui et la région semble en voie de le faire. M. Allaire a tracé quelques parallèles entre une initiative mise en place dans sa région, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, et le modèle souvent souhaité dans Bellechasse. «Nous aussi on est préoccupé par le lien entre l’école et sa communauté. Nous déployons actuellement un projet appelé «Région éducative en réseau». On essaie de voir, par le biais du numérique, comment on peut mettre les élèves en contact avec des acteurs de la communauté régionale pour qu’ils deviennent des mentors ou des exemples pour les jeunes.»

Il soutient que ni l’école, ni la communauté ne peuvent anticiper l’évolution des choses en matière de développement, d’éducation ou encore d’emploi. «60 % des jeunes qui entrent à l’école aujourd’hui vont exercer un emploi qui n’existe pas. C’est tout un changement et qui est aussi imposant que l’industrialisation que l’on a vécue au 19e siècle. C’est une tendance mondiale aussi», indique-t-il invitant les communautés à s’impliquer au sein de l’éducation, les jeunes ayant besoin d’apprendre les réalités vécues par leurs aînés et apprivoiser le milieu qu’ils habitent.

Un quatrième et dernier Rendez-vous Bellechasse aura lieu le 21 février prochain à Sainte-Claire et aura pour thème, «Des entreprises partenaires avec la communauté, c’est gagnants pour tous», et traitera de l’engagement social des entreprises de la région.

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