Camille Bihannic parmi les meilleures

SPORTS. Camille Bihannic de Saint-Henri fait partie des jeunes athlètes ayant récemment reçu une aide de la Fondation Aléo qui souhaite soutenir le développement du hockey féminin. La jeune étudiante de 5e secondaire à l’École Pointe-Lévy a reçu une bourse de 2 000 $.

Née en France, Camille avait emménagé en Abitibi lorsqu’elle était encore très jeune. Elle a dû convaincre ses parents de l’inscrire au hockey, eux qui n’étaient pas familiers avec ce sport. « Mes amis en Abitibi étaient surtout des garçons et aux récréations, on jouait au hockey. J’allais voir des matchs à l’occasion et à un moment donné, un entraineur cherchait des joueurs. J’en ai parlé à mes parents qui étaient plus ou moins d’accord, au début », raconte-t-elle.

Elle confie que la chose a cheminé et qu’elle a ensuite pu tenter sa chance. « On venait d’arriver en Abitibi, alors il était normal que ce soit un peu bizarre pour mes parents. Après un certain temps, on m’a prêté un équipement avec lequel j’ai pu jouer une première année. Nous sommes déménagés ici l’année suivante. »

Une fois dans Bellechasse, Camille a eu droit à son premier équipement à elle. Elle a d’ailleurs pu commencer son cheminement au hockey mineur chez les Novices, alors qu’elle était chez les MAGHS en Abitibi. Après quelques saisons au sein des Sénateurs et de Hockey Bellechasse, c’est la structure du hockey féminin qui la fait évoluer.

« J’ai joué avec les gars jusqu’à ma dernière année Pee Wee AA. J’avais fait le camp des As de Québec (une équipe féminine), mais je sentais que je pouvais m’améliorer plus rapidement avec les gars et c’était le Tournoi Pee Wee à Québec aussi cette année-là. J’y ai participé avec le Regroupement BNB (Beauce-Nord – Bellechasse). »  

Camille a ensuite jugé que l’opportunité d’évoluer avec les filles pouvait lui convenir, ayant gagné en expérience et en maturité. « Plus on vieillit, plus l’ambiance est différente dans le vestiaire. Avec les filles, c’était différent et je dis ça positivement. C’est pourquoi j’ai rejoint les As à ma première année Bantam », résume-t-elle.

Continuer de progresser

Son cheminement peut paraitre particulier, car une jeune femme, originaire de la France, qui n’a pas été élevée dans le hockey, mais qui progresse dans ce sport aussi rapidement peut en surprendre plusieurs. Camille, elle, convient y avoir pris goût rapidement. « J’ai commencé à patiner en Abitibi et je faisais un peu de roller (patin à roues alignées) dans la maison et du patinage libre quand je pouvais, alors j’avais souvent des patins dans les pieds quand j’étais plus jeune. »

La jeune femme de 17 ans évoluera l’an prochain avec les Titans de Limoilou au collégial. Elle aura la possibilité d’évoluer avec d’autres jeunes femmes ayant atteint des sommets intéressants dans leur carrière jusqu’à maintenant, soit Anaïs Leprohon et Rosalie Breton de Saint-Bernard qui évoluent à la position de défenseur et qui ont, toutes les deux, évolué avec l’équipe canadienne U-18. 

Voudra-t-elle faire du hockey un objectif de carrière à moyen terme ? Camille ne dit pas non, voyant que le hockey féminin offre maintenant davantage d’ouvertures. « Je ne dirai jamais non et j’avoue que ça fait maintenant partie de mes rêves. J’ai regardé les Olympiques et c’est inspirant. »

Elle poursuit entre-temps ses études à l’École Pointe-Lévy, où elle a obtenu un sport-études féminin. Elle doit toutefois se déplacer à Québec sur semaine pour pratiquer son sport favori. « Il y a un regroupement de sport féminin que la plupart des filles de mon équipe fréquentent. Certaines sont de l’école Cardinal-Roy, d’autres de l’école des Seigneuries et Pointe-Lévy. Je prends un transport après mon école le midi pour rejoindre les filles et m’entrainer. Les journées sont complètes. »

Véritable sportive dans l’âme, Camille a pu jouer quelques années au soccer l’été, avant de devoir se consacrer presqu’uniquement au hockey, même le printemps. « Les camps d’Équipe-Québec sont l’été, alors je m’entraine environ trois jours par semaine, en plus de jouer du hockey de printemps. Il n’y a pas grand-chose que je ne ferais pas pour le hockey. C’est ce que j’aime », avoue-t-elle.

Soulignons que la Fondation Aléo, en collaboration avec les Remparts de Québec, a pu redistribuer quelque 24 000 $ et supporter une quinzaine de jeunes filles grâce aux profits amassés avec le 50/50 du match de la Victoire de Montréal disputé au Centre Vidéotron, le 19 janvier dernier.