Jesse Bélanger : un Glorieux chez Prevost Car
HOCKEY. Gagnant de la Coupe Stanley avec le Canadien de Montréal en 1993, Jesse Bélanger a tourné la page depuis longtemps sur sa carrière d’hockeyeur pour s’attaquer au marché du travail. Son parcours l’a mené jusqu’à Sainte-Claire, lui qui est employé chez Prévost depuis un peu plus d’un an.
Après avoir travaillé dans le domaine du camionnage pendant quelques années, il avait choisi la représentation pour un marchand de café, où une restructuration l’a amené à chercher autre chose. C’est finalement le 27 février 2025 que le principal intéressé a effectué sa première journée de travail chez le fabricant d’autocars.
Natif de Saint-Georges et maintenant résident de Pintendre, Jesse Bélanger souhaitait rejoindre une équipe ayant fait ses preuves. « Un de mes amis travaillait ici, alors il m’a suggéré de poser ma candidature. C’est autre chose. C’est la première fois que je travaille dans une usine. Je suis technicien-monteur aujourd’hui. Je me fais bumper à l’occasion et je m’en vais ailleurs », dit-il en riant.
Même s’il a évolué dans le meilleur circuit de hockey au monde, la Ligue Nationale de Hockey (LNH), Jesse Bélanger n’est pas indépendant de fortune et estime devoir gagner sa vie, malgré tout. Travailler n’est pas une nécessité, mais fait partie du jeu. « Je n’ai pas fait les gros salaires, alors il faut que je travaille, mais j’aime ça aussi. Je ne me verrais pas rien faire. »
Jesse Bélanger a joué un total de 246 matchs de saison régulière, inscrivant 59 buts et 76 mentions d’aide pour 135 points dans sa carrière. L’ancien numéro 29 et 44 du Canadien a aussi joué avec les Panthers de la Floride, les Canucks de Vancouver et les Oilers d’Edmonton. Il a aussi joué à Québec à l’époque des Rafales de la Ligue internationale et les Citadelles de la Ligue américaine. Il avait gagné la Coupe Stanley en 1993, alors que le Canadien avait défait les Kings de Los Angeles de Wayne Gretzky par quatre victoires contre une, lors de la finale.
S’il était l’un des points de mire à l’époque, il a davantage de quiétude aujourd’hui. « Les gens ne m’achalent pas trop avec le hockey. C’est correct quand ils m’en parlent. Je suis davantage low profile. Je vais en parler occasionnellement et ça ne me dérange pas non plus. On se fait des amis plus proches occasionnellement et avec eux, ça peut être différent. J’aime davantage écouter les gens parler. »
Il lui arrive de jouer des matchs avec les Anciens Canadiens, comme à Saint-Damien l’hiver dernier, et c’est pourquoi il tient à conserver une certaine forme physique. « Quand je suis arrivé à Pintendre et parce que je joue avec les Anciens à l’occasion, je me cherchais une ligue pour pouvoir garder la forme. Un collègue m’a référé à une ligue à Saint-Anselme qui me convient parfaitement. »
Il apprécie aussi la camaraderie qui entoure généralement les milieux de travail, comme celui avec lequel il compose chez Prévost. « Je ne suis pas celui qui parle le plus fort, mais j’aime ça taquiner. Oui, ça peut faire un peu comme l’ambiance d’une chambre de hockey », résume-t-il.
Aujourd’hui trois fois grand-père, Bélanger ajoutera le chiffre 4 dans cette colonne, au cours des prochaines semaines. Il a été entraineur adjoint dans quelques équipes où évoluaient ses fils, il y a quelques années. « Je suis de la vieille école et je n’ai pas cette passion ou la patience qu’il faut pour décortiquer tout ça, alors je laisse ça aux autres », indique-t-il.
S’il a suivi les dernières séries de la Coupe Stanley, c’est davantage les derniers moments d’une saison qui l’intéressent. « Je ne m’assoirai pas devant la télévision pour regarder un match au complet. Je vais regarder une ou deux périodes. J’ai la chance de pouvoir aller à Montréal voir le Canadien une fois ou deux par année, mais c’est tout. »
Ce qu’il apprécie le plus demeure les derniers instants d’une saison, moment qu’il aime revivre encore et encore. « Il ne faut pas que je manque le dernier match où l’on donne la Coupe Stanley. Voir les joueurs soulever le trophée me donne encore la chair de poule. C’est le feeling qui me pogne chaque fois », fait-il remarquer, visiblement touché par le moment.
