La dette de la Coop Sainte-Justine éliminée d’ici l’an prochain

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Par Serge Lamontagne
La dette de la Coop Sainte-Justine éliminée d’ici l’an prochain
Les administrateurs de la Coop Sainte-Justine ont tracé un bilan positif de l’année financière 2017-2018.

BILAN. La situation financière de la Coop Sainte-Justine ne cesse de s’améliorer depuis le regroupement du Magasin Coop et de la SCA Langevin en octobre 2016. Tellement que la dette de la coopérative pourrait être effacée dès l’an prochain.

C’est ce qu’ont souligné le président Stéphane Cayouette et le directeur général Jean-François Denis lors de l’assemblée générale de la coopérative tenue mardi soir dernier à l’école des Appalaches de Sainte-Justine.

La coopérative a enregistré, en 2018, une hausse de 6,3 % de ses ventes qui se chiffraient à plus de 20,6 M$, comparativement à 19,4 M$ en 2017. M. Denis a souligné que cette augmentation s’est fait sentir dans tous les départements, que ce soit l’alimentation, la quincaillerie et le centre de rénovation, ainsi que le secteur agricole.

Le département de la décoration a subi une baisse, mais des travaux majeurs sont en cours afin de revamper celui-ci et repositionner l’offre de services, indique-t-on à la coopérative. MM. Cayouette et Denis ont aussi reconnu que l’agriculture n’était pas en croissance et vivait des moments difficiles, surtout pour les productions laitières et porcines. «Soyez assurés que la coopérative s’efforce de répondre au besoin de ses producteurs et d’améliorer la rentabilité sur leurs fermes», ont-ils mentionné.

Les dirigeants de la coopérative ont souligné que tous les espaces locatifs du Centre commercial Coop étaient loués pour le moment et qu’ils travaillaient toujours, de concert avec la Caisse Desjardins des Etchemins, sur un projet visant à accueillir le centre de service de Sainte-Justine à plus ou moins brève échéance.

«L’économie de la région va bien, tout comme nos entreprises manufacturières. J’ai le pressentiment que cette poussée va ralentir quelque peu dans les prochaines années, mais ce qui est gagné est gagné», mentionne le directeur général qui précise tout de même que la hausse des ventes s’est poursuivie pour les deux premiers mois de la présente année financière.

«Le regroupement effectué il y a deux ans a été plus que bénéfique. Nous avons consolidé notre bilan, notre santé financière est excellente et en éliminant la dette, nous pourrons commencer à rembourser le capital privilégié des membres. Éventuellement, nous pourrons commencer à verser certaines ristournes aux membres, ce que nous n’avons pu faire depuis 2011», poursuit le directeur général qui ajoute qu’au cours des deux dernières années, la coopérative n’était en mesure de rembourser que les intérêts sur ces parts privilégiées.

Investissements importants

Au cours de la dernière année, plusieurs améliorations ont été apportées aux installations de la coopérative, notamment au niveau de l’informatique, de la cour à bois (installation de barrières), du Centre de rénovation (installation de caméras de surveillance), et de l’épicerie où on a apporté des améliorations aux départements de la boucherie et des fruits et légumes, en plus de changer le système d’éclairage des deux commerces. Ces améliorations étaient nécessaires après les investissements de 200 000 $, consentis en 2017, à la réfection de la toiture du bâtiment.

Défi de la main-d’œuvre

Comme la plupart des entreprises de la région, le recrutement de la main-d’œuvre représentera un important défi pour l’entreprise qui, l’an dernier, a peiné à combler les postes disponibles.

«Quand tes ventes augmentent, ça prend du personnel pour offrir le service aux gens. On a des gens qui se préparent à la retraite et il faudra les remplacer. On essaie de restructurer nos départements au besoin, mais on essouffle notre monde quand on ne réussit pas à combler les postes disponibles. On fait tout pour garder notre monde et il n’y a personne sur le chômage. On ne peut pas risquer de le faire, car ils vont aller ailleurs», affirme-t-il.

La compétition étant forte un peu partout, surtout celle venant des entreprises manufacturières, M. Denis souligne que la coopérative doit s’ajuster au niveau de la rémunération. «Quand le salaire minimum augmente, ça nous touche pas mal. Les usines s’ajustent, alors il faut faire pareil, même si cela nuit à notre rentabilité. Comme coopérative, notre objectif n’est pas d’engranger des millions de dollars, mais de garder les services, de bien payer nos fournisseurs et nos employés, tout en continuant à faire suffisamment de profits pour assurer notre développement.»

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