Un pilier de l’Association de Chasse et Pêche Quatre-Étoiles honoré

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Par Serge Lamontagne
Un pilier de l’Association de Chasse et Pêche Quatre-Étoiles honoré
Émilien Quirion a reçu la plaque à son effigie, qui sera installée à l'entrée de la salle portant son nom. Il est entouré du maire de Sainte-Rose, Hector Provençal, ainsi que du président de l'Association de Chasse et Pêche Quatre-Étoiles, Sylvain Poulin. (Photo : La Voix du Sud – Serge Lamontagne)

SAINTE-ROSE-DE-WATFORD. L’Association de Chasse et Pêche Quatre-Étoiles de Sainte-Rose-de-Watford rend hommage à l’un de ses bâtisseurs, Émilien Quirion.

Profitant de l’assemblée générale tenue le 27 avril dernier, l’organisme a décidé de donner à la nouvelle salle de réunion et de formation, située au sous-sol de leur siège social, le nom de Salle Émilien Quirion.

Les administrateurs tenaient ainsi à souligner la contribution du résident de Sainte-Rose qui, dès la fin des années 1960, a participé à la création du Club de motoneige de Sainte-Rose qui a été transformé en club de tir avec, en parallèle avec la création de l’Association qui a connu des moments difficiles à la fin des années 1990. L’intervention de M. Quirion, qui était aussi président de la Caisse populaire à l’époque, avait permis la radiation d’une dette de 36 000 $ et la relance de l’Association sur des bases solides.

«C’est grâce à lui que l’on peut encore pratiquer notre sport dans la région», souligne le président de l’organisme, Sylvain Poulin, qui rappelle également que ce virage avait coïncidé avec l’entrée en vigueur de la Loi 9 qui obligeait les titulaires d’armes de poing, membres d’un club de tir, de renouveler leur cotisation annuelle et de tirer au moins une fois par année, dans un club reconnu, pour pouvoir conserver leur permis de port d’armes.

Aujourd’hui, l’Association de Chasse et Pêche Quatre-Étoiles de Sainte-Rose compte plus de 350 membres et dispose de plus de 70 000 $ dans ses coffres. En 2018 seulement, l’organisme a enregistré un surplus financier de 12 890 $.

Au cours des dernières années, l’Association a investi des sommes considérables dans l’amélioration de ses installations, notamment son champ de tir extérieur et sa salle de tir intérieur, sans oublier les travaux d’aménagement de la nouvelle salle de formation et de réunion qui ont été complétés en 2017-2018.

Pour les deux prochaines années, plusieurs investissements sont également prévus, dont l’isolation et l’insonorisation du plafond de la salle de tir et la réfection de la salle principale, qui abrite le restaurant.

Projet de biathlon

Administrateur à l’Association, Jean Cerisier a souligné que l’organisme travaille, depuis deux ans, à l’implantation d’un parcours de biathlon qui permettrait, entre autres, aux cadets de Lac-Etchemin et des autres corps de la région de pouvoir s’entraîner lors de la période hivernale. L’automne dernier, des démarches ont été lancées auprès du bureau-chef de la Sûreté du Québec, à Montréal, pour l’authentification du champ de tir de Sainte-Rose pour cette activité.

«Nous sommes à renouveler l’agrément de l’Association et de notre champ de tir qui, l’hiver, pourrait servir au biathlon. On travaille de concert avec la Municipalité de Sainte-Rose sur le développement d’un parcours de ski alpin qui relierait notre site. Il faut faire approuver le type d’installations et toute cette démarche pourrait encore prendre une ou deux années», indique M. Cerisier qui croit que l’implantation d’un tel circuit permettrait de faire connaître davantage le sport dans la région.

Registre des armes à feu

Tout le débat entourant la mise en application du nouveau Registre québécois des armes à feu semble avoir peu d’incidence au sein de l’Association et des membres du club de tir, aux dires de son président Sylvain Poulin qui rappelle que tout titulaire d’une arme de poing (ou arme restreinte) a l’obligation d’enregistrer son arme. «Les gens n’ont pas le choix s’ils veulent tirer ici», indique le président qui rappelle que l’enregistrement de telles armes relève du gouvernement fédéral.

Pour les armes longues ou d’épaule, la question est différente. «Que ces armes soient enregistrées ou non, cela ne nous dérange pas vraiment. En bout de ligne, il appartient au propriétaire de l’arme de l’enregistrer ou non», précise M. Poulin qui dit s’interroger sur la réelle motivation derrière cette loi.

«Nous ne sommes pas des criminels à ce que je sache. Pourquoi sommes-nous les seuls au Canada à devoir enregistrer ses armes d’épaule? Un chasseur qui vient de l’Ontario n’a pas à enregistrer son arme ici, peu importe le temps qu’il restera. Il en va de même pour celui qui achète son arme ailleurs qu’au Québec. Nous avons déjà nos permis de possession et d’acquisition d’armes à feu et il y a une procédure pour cela.»

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