Des conseils pour surmonter la crise du coronavirus

Gilles Lévesque, du Canada Français
Des conseils pour surmonter la crise du coronavirus
Line Lacaille, psychothérapeute et travailleuse sociale, propose quelques trucs pour préserver notre équilibre. (Photo : gracieuseté)

Tous ne vont pas traverser la crise du coronavirus de la même façon, et c’est d’ailleurs fort compréhensible en raison du stress provoqué par un événement d’une telle ampleur. Il est toutefois possible de ne pas céder à la panique ou à une peur irrationnelle en gérant mieux son environnement et son emploi du temps.

« Ce sont des moments difficiles que nous allons traverser. C’est normal d’être stressé, mais ça l’est moins d’être anxieux. Ça explique d’ailleurs ces débordements auxquels nous avons assisté dans les épiceries au début de la crise alors qu’on se ruait vers les comptoirs pour acheter des rouleaux de papier de toilette. Il faut toutefois éviter de juger ces gens-là. Il faut plutôt les soutenir et les rassurer », de nous confier Line Lacaille, psychothérapeute et travailleuse sociale, dans une entrevue réalisée la semaine dernière.

D’autres font preuve de déni en pareille circonstance. « Je pense entre autres à ceux qui trouvent franchement exagérées les mesures mises en place par le gouvernement Legault, ou encore aux personnes qui ont décidé d’entreprendre un voyage à l’étranger alors qu’on les a invitées à ne pas le faire. Ce sont des réactions qui s’expliquent, certes, mais qui ne sont pas sans conséquence », note celle qui opère un bureau à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Peur de l’inconnu

Les gens aiment avoir le contrôle de leur vie, et lorsqu’ils ne l’ont plus, comme dans le moment présent, il en résulte des comportements variant d’une personne à une autre. Il peut en résulter un sentiment d’irréalité ou une grande peur de l’inconnu.

Certains vont alors boire plus d’alcool que d’habitude pour passer à travers ces moments difficiles. C’est d’ailleurs facile à constater à la Société des alcools du Québec alors qu’on a l’impression d’être en pleine période des Fêtes! Des files d’attente ont même été observées devant certaines succursales de la Société québécoise du cannabis. Cette peur peut aussi être alimentée par l’isolement, la perte de revenus ou un traumatisme (verglas, inondations…) qui refait soudainement surface. « C’est certain qu’il va y avoir beaucoup de détresse, lance Line Lacaille. Les gens vont avoir besoin d’aide, de support. Tous n’auront pas les moyens de consulter un psychologue, mais ils devront chercher à échanger avec les autres. L’entraide et la compréhension vont être très importantes. »

Des conseils

« Un conseil que je pourrais donner, c’est de vivre cette crise une journée à la fois en ne cherchant pas à voir trop loin. C’est important de se faire un horaire réaliste et conséquent en début de journée pour avoir le contrôle sur quelque chose. Pourquoi ne pas se lancer dans un ménage du printemps, par exemple? L’une des pires choses à faire, c’est de rester rivé à son écran pendant des heures et des heures pour connaître l’évolution de la pandémie de coronavirus. Il faut s’éloigner de l’émotion de peur. C’est important de se changer les idées, enchaîne Mme Lacaille. On peut s’adonner à la lecture ou faire une marche, par exemple. Il faut s’occuper l’esprit. Encore plus lorsqu’on doit vivre un confinement, comme cela va être le cas pour bien des gens. »

Comme plusieurs, cette professionnelle de la santé trouve le premier ministre du Québec très rassurant depuis le début de la crise. « En s’adressant directement aux gens comme il le fait, chaque jour, M. Legault agit comme un bon père de famille le ferait auprès de ses enfants. C’est la bonne façon de faire en période de crise », de conclure Line Lacaille.

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