Les élus(es) de Bellechasse-Etchemins apprivoisent les milieux humides

Eric Gourde 
redaction@lavoixdusud.com

Les élus(es) de Bellechasse-Etchemins apprivoisent les milieux humides
La tourbière Saint-Charles est un milieu d'exception selon certains. (Photo : photo gracieuseté)

EAU. Près d’une dizaine d’intervenants de la MRC de Bellechasse avaient récemment été invités à une visite de la tourbière Saint-Charles dans le cadre des activités entourant la réalisation du Plan régional des milieux humides et hydriques (PRMHH) en Chaudière-Appalaches. Le même exercice s’est ensuite tenu dans les sentiers du lac Caribou à Lac-Etchemin.

À Saint-Charles, l’endroit est un site d’exception relativement peu perturbé par les activités humaines. Des espèces menacées et vulnérables s’y retrouvent, comme la couleuvre verte et une orchidée, la listère du Sud.

Le Sentier du lac Caribou est pour sa part d’une grande diversité et sillonne à travers un marécage, une tourbière, et tout près d’un marais et d’un lac, le Lac Caribou. Le parcours fait partie d’un réseau de sentiers de 6 km, aménagés par l’Association écologique des Etchemins, pour que les citoyens puissent profiter de ce milieu d’exception, qui a d’ailleurs été reconnu comme milieu humide d’intérêt (MHI) par le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs.

La qualité de l’eau du lac Caribou est d’ailleurs d’une importance capitale dans la région puisqu’il s’agit de la principale source du lac Etchemin. Un arrêt dans la tourbière boisée a permis de souligner l’importance de ce milieu dans la séquestration de carbone et d’habitat pour les espèces uniques comme la plante carnivore, la sarracénie pourpre.

Chacun des dix territoires de la Chaudière-Appalaches, dont la MRC de Bellechasse, devra préparer son propre plan d’action dans le cadre de l’élaboration du PRMHH. La visite était ainsi une belle occasion pour les élus de mieux connaître les milieux humides et hydriques d’intérêt de leur territoire, en préparation à cette prochaine étape du Plan.

Chargée de la visite, Audrey Lachance du Bureau d’écologie appliquée a tenu à rappeler que les tourbières agissent comme des éponges puisqu’elles absorbent et entreposent l’eau de pluie. Une partie de cette eau alimente la nappe phréatique. Cette caractéristique devient importante lorsque les précipitations se font rares et que ces milieux peuvent aider à recharger les systèmes hydriques.

Ces visites étaient les premières d’une série de six, organisées pour les élus (es) de la région en 2021. Les prochaines sorties à la Forêt ancienne du ruisseau Hamon (MRC de L’Islet) et à la tourbière Saint-Nicolas (à Lévis).

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