Le dépistage des infections transmises sexuellement accessible sans prescription médicale.

Par Andre Poulin

Devant l’augmentation marquée du nombre des cas d’infections transmises sexuellement et par le sang au Québec et en Chaudière-Appalaches, son Agence de la santé et des services sociaux rappelle qu’il est possible d’avoir accès à des services préventifs et de dépistage des infestions transmises sexuellement et par le sang (ITSS) dans chacun des centres locaux de services communautaires (CLSC) des centres de santé et de services sociaux (CSSS) de son territoire.

Ces services intégrés de dépistage et de prévention des ITSS (SIDEP) sont assurés par des infirmières qui peuvent être consultées avec ou sans rendez-vous, selon les territoires.

Infirmière clinicienne au service intégré de dépistage et de prévention (SIDEP)  du CLSC de Saint-Romuald du CSSS Alphonse-Desjardins, Manon Carrier,  mentionne que : « La première idée que les gens ont c’est de consulter à l’urgence ou dans une clinique médicale lorsqu’ils se croient infectés par une ITSS. Ils auraient plutôt avantage à utiliser les services qui sont disponibles et accessibles dans les CLSC. Pour les personnes sans symptômes mais qui souhaitent un dépistage, il n’est même pas nécessaire de voir un médecin puisque les  infirmières des  (SIDEP)  sont habilitées à effectuer le rôle-conseil, les tests de dépistage, la vaccination, le soutien aux partenaires des personnes atteintes de même que la remise de matériel d’injection et de condoms dans certaines circonstances. »

Au Québec, comme ailleurs dans le monde, on note une augmentation de certaines de ces infections. Cette situation est alarmante puisque la plupart des ITSS risquent d’entraîner des complications qui peuvent être sérieuses. Actuellement, au Québec, l’augmentation des infections à la syphilis inquiète, particulièrement chez la femme en âge de procréer, en raison des risques de transmission au fœtus. Une surveillance accrue de cette infection est en cours dans les Directions de santé publique du Québec. En Chaudière-Appalaches, entre 2000 et 2010, en plus d’une augmentation importante des cas de syphilis, les taux d’infection à la chlamydia ont quasi doublé alors que ceux de la gonorrhée ont plus que triplé.

 

Afin de lutter efficacement contre ces infections, il est important de consulter rapidement. On réduit ainsi le risque de complications, le nombre d’infections et les coûts associés pour le système de santé et de services sociaux.

 

Pour plus d’information sur les horaires des cliniques, contactez le CLSC de votre CSSS.

 

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