Interdiction de pêche au maquereau et hareng dans l’Est: le milieu fustige Ottawa

La Presse Canadienne
Interdiction de pêche au maquereau et hareng dans l’Est: le milieu fustige Ottawa

SHÉDIAC, N.-B. — Des pêcheurs du Québec et de l’Atlantique dénoncent la décision annoncée la semaine dernière par la ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Joyce Murray, d’interdire la pêche commerciale dirigée ou à l’appât pour le hareng de printemps du sud du golfe du Saint-Laurent et la fermeture des pêches commerciales et à l’appât du maquereau de l’Atlantique au Canada atlantique et au Québec.

La Coalition des organisations de pêche de l’Atlantique et du Québec s’interroge sur la rapidité de la décision gouvernementale et sur le fait que les pêcheurs commerciaux n’aient pas été consultés.

La semaine dernière, le ministère des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne a expliqué à propos des stocks de hareng de printemps dans le sud du golfe et de maquereau de l’Atlantique qu’une action urgente devait être prise à court terme pour leur donner une chance de se reconstituer et assurer la prospérité à long terme des pêches de la côte Est. Il ajoutait que lorsqu’un stock pêché à des fins commerciales se trouve dans la zone critique, les prélèvements doivent être maintenus aux niveaux les plus bas possibles pour aider les poissons à atteindre l’âge adulte et à se reproduire.

Le directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes, Martin Mallet, soutient pour sa part que l’évaluation des stocks de 2021 a démontré que le quota permettrait de rebâtir la ressource. 

La Coalition soutient que cette fermeture unilatérale de la pêche commerciale aura un impact négatif majeur sur la pêche puisque ces poissons sont une source importante d’appâts pour le homard et le crabe des neiges. Elle ajoute que dans le cas du maquereau, le stock est partagé avec les États-Unis, là où les pêcheurs continuent leurs activités. 

La Coalition demande mardi à la ministre Joyce Murray de rencontrer immédiatement les organisations de pêche commerciale. Elle réclame le dévoilement des données scientifiques qui justifient sa décision dite radicale et d’envisager un report de la fermeture. 

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