Paule Robitaille visite des producteurs de la région

Eric Gourde 
redaction@lavoixdusud.com

Paule Robitaille visite des producteurs de la région
Paule Robitaille a notamment discuté avec Patrick Allen de la Ferme laitière Jallen de Saint-Anselme. (Photo : gracieuseté)

AGRICULTURE. Porte-parole libérale en matière d’agriculture depuis quelques semaines, Paule Robitaille s’est arrêté récemment en Chaudière-Appalaches pour se familiariser davantage avec les réalités observées sur le terrain.

Elle a profité de son passage pour visiter différentes installations agricoles dans Bellechasse et Montmagny-L’Islet, œuvrant chacune dans un volet différent. « Je veux rencontrer le plus de gens possible ou des exploitants qui sont en agroalimentaire. C’est important pour moi de connaitre la réalité de ces gens-là et leur opinion sur ce qui pourrait être fait. Chaudière-Appalaches est une région importante à ce chapitre. J’ai grandi à Québec et j’y ai passé beaucoup de temps dans ma jeunesse. Je suis aujourd’hui davantage familière avec l’Estrie, Charlevoix et le Bas-du-Fleuve. »

Députée de Bourassa-Sauvé, Mme Robitaille avoue ne pas être familière avec l’agriculture. Sa soif d’apprendre pourra lui permettre de bien argumenter ses dossiers, espère-t-elle. Elle a déjà ciblé quelques problématiques vécues par les producteurs. « Ils m’ont relevé certaines problématiques, notamment la difficulté pour les producteurs de spiritueux d’expédier leurs produits en raison de la loi sur la Société des Alcools. Ce n’est pas toujours évident, notamment l’hiver, alors que les ventes à la ferme sont plutôt au ralenti. Les fermes laitières sont aussi souvent transmises de génération en génération. L’étalement urbain est un enjeu pour eux. Ils ne peuvent agrandir le territoire qu’ils peuvent exploiter, alors que des entrepreneurs obtiennent des autorisations. »

Elle estime que l’Étude du projet de loi 99 sur les produits alimentaires lui a permis de s’entretenir avec plusieurs personnes, dont certains économistes et l’Union Paysanne, question d’avoir des sons de cloches différents. Apprivoiser ses nouvelles fonctions demeure une priorité entretemps. « C’est une nouvelle aventure. Je n’étais pas consciente de certains de ces enjeux.  J’ai entendu des réflexions pertinentes. »

Lourdeur administrative, surrèglementation, main d’œuvre et autonomie alimentaire sont certains thèmes qui ont aussi été abordés, de même que le manque de vétérinaires dans les abattoirs. « La chaine alimentaire est partout et complexe. La pandémie a ramené les achats de proximité dans les habitudes des gens et c’est une bonne nouvelle. Ça coûte peut-être plus cher de produire chez nous, mais il faut tendre vers ça malgré tout. On prédit une augmentation des paniers d’épicerie. On en viendra peut-être à équilibrer le prix des produits locaux versus les produits étrangers », espère-t-elle.

Elle rappelle qu’il y a des projets-pilotes qui se penchent actuellement sur l’efficacité des circuits courts et se dit partisane de la gestion de l’offre. « Les quotas sont importants dans notre modèle. Est-ce que l’on veut des fermes de 2 000 vaches, un million de poules pondeuses comme aux États-Unis ? La gestion de l’offre a une raison d’être et il n’y a pas de solution toute simple aux différents problèmes. L’équilibre est difficile à trouver. Des aménagements doivent être faits, mais il faut voir comment les faire. »

Elle termine en souhaitant que le monde agricole soit le plus agile possible. « Le petit agriculteur, le pluri agriculteur et le nouvel exploitant doivent pouvoir développer leur marché eux aussi. »

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