L’étude de l’eau souterraine se déploie en Côte-du-Sud

Eric -Gourde
redaction@lavoixdusud.com

L’étude de l’eau souterraine se déploie en Côte-du-Sud
Champ d'un participant au LABoyer agricole lors d'un atelier à Saint-Charles, le 7 juillet dernier. (Photo : gracieuseté)

ENVIRONNEMENT. Deux étudiantes à la maîtrise en aménagement du territoire de l’université Laval ont collaboré cet été avec l’Institut National de la Recherche Scientifique (INRS), à la demande de l’OBV de la Côte-du-Sud, afin de mettre à jour les connaissances sur les eaux souterraines de son territoire.

Leur mandat était d’élaborer un document de vulgarisation pour faciliter le lien entre les usagers de l’eau et les données acquises en 2015 sur la ressource grâce à un programme du ministère de l’Environnement.

Ce projet d’étude a permis de compléter le cycle de l’eau en associant les connaissances sur les eaux souterraines à celles des eaux de surface de la zone de gestion intégrée de la ressource eau de la Côte-du-Sud.

En bref, les eaux souterraines se définissent comme la part des précipitations qui s’infiltre dans le sol pour y atteindre une zone saturée d’eau appelée aquifère. Ensuite, c’est à travers l’aquifère que cette ressource invisible s’écoule des niveaux les plus hauts vers les plus bas jusqu’à un point de sortie nommé exutoire qui peut être une rivière, un lac ou un milieu humide comme une tourbière, un marécage, un marais ou un étang. Toutefois, son temps de parcours peut éventuellement s’écourter, si l’eau en est extraite par pompage ou drainée.

Des connaissances pertinentes

Il est à noter que le débit d’eau qu’on souhaite pomper dépend grandement des conditions de l’aquifère et non seulement de la disponibilité en eau. Sur le territoire de la MRC de Bellechasse, l’eau souterraine est majoritairement contenue dans un aquifère de roc.

Selon l’INRS, ce secteur a un niveau de recharge assez élevé. Toutefois, même si l’eau est présente dans l’aquifère, on y dénombre des problèmes d’exploitabilité de certains puits résultant en un faible débit d’eau. Ce type de problème est lié à la faible densité de fractures dans certaines zones de l’aquifère rocheux. Ceci signifie que les fissures dans l’aquifère sont soit discontinues et non connectées entre elles, ne permettant pas aux puits d’atteindre des débits importants. En apprendre sur la dynamique des eaux souterraines, permet d’aboutir à de meilleures décisions en ce qui concerne l’approvisionnement en eau et sa protection.

En général, ce document de vulgarisation identifie des indicateurs à considérer dans l’impressionnante base de connaissances sur la ressource en eau souterraine pour équiper les usagers de l’eau à bien planifier l’aménagement et le développement du territoire.

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